
ci joint l'article paru dans Ouest PRAVDA de cette semaine concernant le groupe de Questembert
Unité.
Unité, solidarité et entraide.
A-t-on oublié ces mots ? Sont-ils devenus insignifiants ?
Je ne pense heureusement pas. Mais il est temps de les faire revivre, de les portés aussi haut que nos banderoles et aussi loin que nos jambes le peuvent.
Le gouvernement divise, le peuple ressoude. Alors moi je dis Stop. Stop aux AG où les gens ne s’écoutent pas. Stop aux discutions qui n’ont pas lieu d’être sur les syndicats. Stop à la dissociation. Restons unis.
Nous nous battons tous pour la même chose, pour le changement. Parce que nous avons des droits et des devoirs civiques. Parce que cette réforme est la porte ouverte sur la santé, les 35 heures, l’éducation… Nous ne souhaitons ce monde ni pour nos parents, ni pour nos enfants. Mais seul, on est rien. Le gouvernement se fiche de nous, ne nous entend pas et ne nous voit pas. Alors montrons-lui que nous sommes bien là, prêt à tous renverser s’il le faut !
Nous avons les moyens de gagner, d’obtenir ce que l’on attend. Ne fichons pas tout en l’air pour de petites querelles infantiles.
Peut importe l’avis de tel ou tel sur les syndicats. Ceux-ci sont tous différents, on les aime ou on ne les aime pas, là n’est pas le problème ! Ce qui importe c’est de rester soudé face à notre ennemi commun. Car ce serait lui apporter une grande satisfaction que de se désunir comme il l’espère. C’est ensemble que l’on se bat, c’est ensemble que l’on gagne !
La barricade ferme la rue mais ouvre la voie
La Note
"Vous avez participé au blocage d'un lycée, d'une université, d'une route, d'une gare ou d'une raffinerie de pétrole. Comment ces actions se sont-elles déroulées ? Comment vous êtes-vous organisé ? Avez-vous dû affronter les forces de l'ordre ? Vos témoignages seront publiés sur le site du Monde.fr."ici : Le Monde.fr Appel à témoignages
Une trentaine de personnes environ. Après un « tour de table » où diverses possibilités d'actions sont évoquées, il est décidé d'une « apparition » spécifique du collectif Résistance56 dès demain. Un tract sera rédigé, imprimé et distribué. Une collecte est réalisée dans la foulée pour couvrir les frais engagés. Concernant la manifestation du jeudi 28 la réalisation d'une banderole plus grande et plus visible serait la bienvenue.
A retenir pour demain mardi 26 octobre:
RdV 7 h 20 au rond point Pompidou pour distribution tracts « Résistance56 »
RdV 11 h 30 devant Michelin pour distribution tracts de l'intersyndicale
RdV 12 h 00 pique nique à la Rabine avec les étudiants / Lycéens avec A.G Résistance56 et détermination de l'attitude à adopter quant à la manifestation du jeudi 28 octobre.
RdV 17h 30 au rond point Pompidou pour distribution tracts « Résistance56 »
En dehors de ces points, il est possible que diverses actions se déroulent près de chez vous. Soyez vigilants !!
Concernant la manifestation du samedi 6 novembre, la présence de Bernard Friot est confirmée et il est convenu de lui organiser un temps de parole à la Rabine avant le départ. L'information sera diffusée aux organisations syndicales. L'idée d'une conférence est évoquée afin de faire le point sur les différents modèles d'organisation des systèmes de retraites.
Pour ceux qui souhaiteraient découvrir Bernard Friot:
Retrouvez la vidéo de la conférence qu'il a donné à Vannes le 5 juin ici:
http://fsl56.org/2010/conferences/debut
Ou écoutez l'émission de Daniel Mermet:
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1965
Thierry.










Le mouvement social contre la réforme des retraites s’amplifie. Les Objecteurs de croissance y participent sur le terrain des luttes mais également sur celui des idées.
En effet, le Mouvement des Objecteurs de Croissance (http://www.les-oc.info) entend porter une voie dissensuelle dans l’opposition à cet injuste projet gouvernemental. Enfin des économistes tel que Jean Gadrey dans le numéro du 7 octobre 2010 de Politis osent questionner le recours des organisations syndicales et des partis de gauche à « la magique croissance » pour financer les retraites.
Le système de répartition, basé sur le temps d’activité salarié est profondément inégalitaire, et dramatiquement productiviste, car tributaire de la croissance.
Ce que nous désirons : c’est produire pour satisfaire nos besoins, avec sobriété et responsabilité. Et c’est cette activité productive nécessaire que nous devons répartir entre tous pour satisfaire décemment les besoins de toute la société.
Ce que nous proposons de mettre en débat c’est la mise en placeUn Revenu d’Existence décent pour tous, à partir de 60 ans, équivalent au Revenu moyen, avec un bonus d’âge accordé à ceux ayant effectué un emploi pénible ;
Une autre organisation sociale pour : * décider quels sont nos besoins et comment collectivement les satisfaire dans une économie sobre, relocalisée, en préservant les générations futures. * permettre les solidarités intergénérationnelles (de la naissance à la mort), et le partage des activités (productive, domestique, éducative, sociale et culturelle) ;
Une dotation inconditionnelle d’autonomie (DIA) constituée en partie de gratuités et en partie de dotations en monnaies locales complémentaires ;
UN NECESSAIRE PLAFONNEMENT DES REVENUS. pas de DIA sans Revenu maximum autorisé (RMA) !
Des propositions plus amplement détaillées figurent dans le fichier ci-joint. Par ailleurs le lien avec l’appel européen des OC , complète bien notre argumentaire (Lien vers l’Appel aux syndicats : Résistons à la croissance de l’austérité : http://www.les-oc.info/?p=785 )
Comptant sur votre coopération pour alimenter le débat démocratique dans tous vos réseaux et dans la lutte sur un enjeu de société qui nous concerne toutes et tous. N’hésitez surtout pas à envoyer ce communiqué et le texte approfondi à la presse et dans les organisations politiques de votre connaissance.
Ensemble, "soyons le changement que nous voulons voir pour le Monde" (Gandhi)
Coopérative du mouvement des objecteurs de croissance http://www.les-oc.info
CONTACT : contact@ml.les-oc.info
— Thierry Brulavoine http://lesobjecteursdecroissance.org
Tél. 02 40 53 60 16 14 rue Guillouzo 44 600 St Nazaire
Une croissance infinie dans un monde fini est une absurdité ! Un autre imaginaire est possible...
" Cette réponse n'engage pas solidaires 56 mais est une réponse du porte parole de solidaires 56 a titre personnel. Une intersyndicale est une intersyndicale, un lieu de rencontre de nos différentes organisations, notre intersyndicale, constituée sur le sujet des retraites reste fragile mais a permis des mobilisations sur ce sujet important. Certes nous n'avons pas gagné mais le front constitué a le mérite d'exister et de faire le lien entre les différentes organisations syndicales. L'intersyndicale devrait pouvoir travailler en lien avec tous les acteurs du mouvement social, ceci dit il ne me semble as pertinent d' y associer en tant que tels les différentes associations, ONG, partis politiques, etc ... Une intersyndicale qui le ferait ne serait évidemment plus une intersyndicale. Oui pour inventer plein de moyens de lutte ais une intersyndicale doit rester ce qu'elle est.... Pas de problème pour rencontrer le collectif "résistances 56 " avec qui nous partageons sans doute plein de préoccupations. Cordialement Thierry LE PAIH " Pour l'U.D CFDT: " Bonjour la CFDT n'a jamais reçu le message de Résistances 56, problème de messagerie sans doute. Tout à fait OK avec position de Thierry. L' Intersyndicale réunit les organisations appelantes au niveau national. on accueille éventuellement les étudiants mais c'est tout. Ce qui ne nous empêche pas de les rencontrer mais pas de les inviter aux réunions de préparation de manif. Annie Fargeix "
Une vingtaine de participants et participantes.Des membres de Resistance 56 ont suivi la manif lycéenne vannetaise avant de venir à l'AG.Sud impôts nous apprend, qu'à l'issue de l'AG de ce vendredi, la grève cesse d'être reconduite à Vannes dans leur service (...)Compte-rendus des blocages de rond-points du matin (de 6 h à 11h30) initiés par les unions départementale et locales de la CGT 56, mais dans lesquels se sont impliqués une vingtaine de membres de Resistance 56 et autres. Les blocages vannetais ont bien fonctionné (une centaine de personnes investies) : feu de palettes + pneus, filtrage des véhicules avec diffusion de tracts. Pas mal de bouchons sur la voie express. Pas de confrontation avec la Police.(...)Actions prévues samedi : 9h place mairie et nouvelle AG lundi midi au Palais des Arts.
… et moi (vieux con).
Vu un court extrait de l’émission de France 3 (« Ce soir ou jamais ») où le jeune philosophe Vincent Cespedes, à propos de l’actuel mouvement social , disait (à peu près) « rêver d’un monde sans essence, où nous serions tous en vélos, où nous pratiquerions le co-voiturage, où nous prendrions le temps de nous parler dans les rues, les cafés », etc.
N’ayant vu (au zapping de Canal) que ce court extrait, je ne sais si quelqu’un de plus âgé, sur le plateau, lui a fait remarquer que ce monde a existé, au moins un temps.
Un temps d’une durée de moins de deux mois, mais d’une intensité telle que ceux qui l’ont vécu jour après jour, dans l’enthousiasme de leur jeunesse, n’en sont jamais vraiment revenu …
Parole de vieux con.
Qui dit (aujourd’hui qu’il ne pourrait plus courir devant une charge de CRS !) : « Allez les jeunes — lycéens, étudiants — mais aussi ouvriers, salariés grévistes : vous échouerez peut-être à faire caner les salopards qui s’agitent sous la marotte du vicieux Triboulet leur patron, peut-être … Mais vous vous bronzez l’âme, vous vous forgez une conscience, vous partagez de la joie et vous vous fabriquez de beaux souvenirs. »
Sans blague.
http://www.politis.fr/-Bernard-Langlois,218-.htmlmA
par Denis Sieffert
Il serait bien hasardeux, en ce mardi matin parisien de grisaille et de bruine, de prédire l’avenir du mouvement social qui ébranle notre pays. Au point où nous en sommes, l’affaire est surtout psychologique. Les nombreux salariés qui se mobilisent, comme les jeunes, lycéens ou étudiants, ne puisent plus seulement les raisons de leur combat dans le caractère injuste de la réforme. C’est aujourd’hui le discours gouvernemental qui alimente principalement leur colère. Un discours de défi et de mépris que François Fillon a illustré jusqu’à la caricature, dimanche soir sur TF 1 : l’examen de la réforme « ira à son terme au Sénat » et « la réforme sera votée », a-t-il répété, machinal. Le propos eût été recevable si le débat parlementaire avait réellement eu lieu, et s’il avait été précédé d’une véritable réflexion menée avec les représentants du mouvement social. Mais, depuis le début, le gouvernement traîne le boulet de cette double impasse démocratique. Si bien que tout est mensonge. Impassible et impavide, notre Premier ministre avait, dimanche, l’affect d’un porte-parole du Kremlin à la grande époque brejnévienne. Sans trouble apparent, il a pu ainsi redire que « de nombreux gestes avaient été faits au Parlement », notamment sur la pénibilité. Et qualifier « d’escroquerie » l’idée d’une plus forte taxation du capital. Ce qui glace les os, c’est la répétition des mots. Ce gouvernement résiste comme une phalange.
MM. Chatel, Bertrand, Fillon, Woerth, pour ne citer qu’eux, prêtent leurs masques à une pantomime. Ils sont comme fondus dans un personnage unique, récitant sans cesse un texte écrit dans une langue qui leur est étrangère. Les arguments sont redits avec les mêmes accents et les mêmes pesanteurs. Seule peut-être, au milieu de ce chapelet, Christine Lagarde, sans trop déroger non plus à la loi commune, risque parfois un mot qui lui appartient. La robotisation de ces personnages est impressionnante. Elle en dit long sur la nature du régime, et la crainte qu’inspire leur chef à ces soldats de plomb. Il est vrai que nous sommes en période de remaniement ministériel, et cela depuis déjà quatre mois. Ce qui n’est pas fait pour stimuler les audaces. Plus personne ne croit ni n’écoute. Leur parole ne vaut plus tripette. À cet égard, les sondages sont édifiants. Après un week-end au cours duquel les ombres gouvernementales ont couvert tous les médias audiovisuels, le soutien au mouvement social n’a pas varié d’un iota. À 71 %, ce qui est considérable.
D’expérience, les salariés qui sont aujourd’hui dans la rue savent ce que vaut ce discours bravache. Les très anciens se souviennent du mythique « Lip, c’est fini ! » du Premier ministre de Georges Pompidou, le légionnaire Pierre Messmer. Le conflit avait duré plusieurs mois après cette prophétie volontariste. Beaucoup plus près de nous, on se souvient d’Alain Juppé, « droit dans ses bottes » face à la grève du secteur public de décembre 1995, et de l’inflexibilité de Dominique de Villepin dans la défense de son CPE, en 2006. Droit dans ses bottes, Juppé avait plié d’un coup face à la résistance des salariés du secteur public, et Villepin, l’inflexible, avait rompu tout aussi brusquement devant la mobilisation étudiante. Le discours de François Fillon relève de la guerre psychologique. Comme les dénégations sur l’approvisionnement en carburant, qui semblent inspirées par la chanson de Ray Ventura : « Tout va très bien Madame la Marquise ! » Nous savons que, du jour au lendemain, le déni de réalité peut revenir comme un boomerang sur le gouvernement.
Mais il ne faut pas négliger non plus un autre facteur déjà évoqué ici, et qui peut donner au conflit une exceptionnelle dureté. MM. Juppé et Villepin n’étaient pas des ectoplasmes. L’abandon de leurs réformes était leur défaite, pas celle du « roi fainéant » drapé dans la majesté de sa fonction à l’Élysée. Comment imaginer cette fois qu’un recul sur la réforme des retraites serait la défaite d’un François Fillon ou d’un Éric Woerth ? C’est bien Nicolas Sarkozy et lui seul qui est dans le collimateur du mouvement social. Et c’est toute sa politique. La mobilisation de la jeunesse n’a pas d’autre sens. Ce n’est plus seulement une réforme des retraites directement inspirée par le Medef qui est visée, mais tout ce que représente le sarkozysme [1]. C’est tout autant la démagogie du discours de Grenoble et de la loi Besson. D’où la violence de M. Hortefeux, qui en est à dépêcher ses bataillons de CRS aux portes des lycées et des dépôts de carburant. Le dérapage n’est pas loin. On retrouve là tous les traits du sarkozysme : sa faible appétence pour la démocratie et un culte quasi pathologique du rapport de force.
Il est possible, après les manifestations de ce mardi, que l’on entre dans une autre phase du conflit, moins contrôlée et moins contrôlable au niveau des confédérations. Plus dépendante des fédérations et des syndicats de base. Et de ces millions de salariés et de jeunes qui se sentent humiliés par le mépris gouvernemental. Quoi qu’il advienne dans les prochains jours, Nicolas Sarkozy aura déchiré un peu plus le tissu social de notre pays. Il aura exacerbé un peu plus les frustrations et les ressentiments. On ne gouverne pas à ce point contre tout un peuple.
"Il ne s'agit pas que d'une coïncidence. Mais bien plutôt d'une stratégie concertée en famille. L'un assèche les régimes par répartition tandis que l'autre pose les fondements du système par capitalisation. Guillaume Sarkozy a engagé son entreprise dans une politique visant à en faire un acteur majeur de la retraite complémentaire privée. Et il a trouvé des alliés autrement plus puissants que lui, en l'occurrence la Caisse des dépôts et consignations (CDC), le bras armé financier de l'État, et sa filiale la Caisse nationale de prévoyance (CNP). Ensemble, tous ces partenaires vont créer, le 1er janvier prochain, une société commune qui rêve de rafler une bonne part du marché qui se profile."
Le gouvernement est illégitime à poursuivre : « Revenir sur la retraite à 60 ans ? Je dis que je ne le ferai pas, je n’ai pas de mandat pour cela » affirmait Sarkozy lui-même en mai 2008.
« Ils prétendent qu’ils ne céderont pas : mais ils le jureront encore… une heure avant de céder ! »
Le pays est toujours en effervescence dans toutes ses régions
Des manifestations se déroulent chaque jour un peu partout. Malgré les difficultés et leurs coûts, des grèves courageuses tiennent.
40 % des points de distribution de pétrole, 4700 stations services, sont à sec et la majorité des dépôts pétroliers sont fermés. Sarkozy matamore les fait « évacuer » un par un mais les piquets se reforment aussitôt et de toute façon la police ne peut remettre les raffineries en route à la place des salariés…
Le condamné pour racisme, le bretteur anti Roms, le hâbleur de la sécurité dite publique, Brice Hortefeux, va à Lyon provoquer et se fait huer par des jeunes déboussolés, perdus… Les « casseurs » sont comme le dépôt dans le fond d’un tonneau de bon vin, le bon vin étant la puissance du mouvement social, le dépôt provenant des dégâts de la crise sociale avivée dans les banlieues par la misère de la politique sarkozyste.
Sarkozy comme Hortefeux essaient de faire jouer de bien piètres ficelles face à un grand mouvement social
Essai de susciter des divisions syndicales.
Essai de faire peur avec des poubelles brûlées et quelques vitrines cassées.
Essaie de faire croire que les « vacances » suffiront à éteindre le mouvement.
Essai de faire croire qu’ils jouent le pourrissement du mouvement.
Mais :
La division syndicale serait suicidaire pour le syndicat qui romprait l’actuel front uni. Elle est donc elle donc peu probable, elle serait sans doute sans effet sur la dynamique du mouvement.
Les « casseurs » sont totalement extérieurs à l’extraordinaire force du mouvement social, rien à voir avec la détermination des 6 puissantes manifestations de 3 millions de salariés en 7 semaines. Quelques images « classiques » de voitures brûlées sur TF1 ne peuvent « retourner » une opinion très forte et très consciente.
Les vacances n’y feront rien : les jeunes manifestent en masse ce jeudi 20 octobre et ils recommenceront après, ce n’est pas la première fois que cela arrive. Les syndicats envisagent à l’heure où cette lettre est bouclée, une nouvelle journée de mobilisation le jeudi 28 octobre et une grève et manifestation générale à la veille du jour où Sarkozy a l’intention d’imposer un vote de ratification définitif a l’Assemblée nationale, le 6 novembre.
Pareil mouvement ne peut « s’essouffler » : il est trop profond pour cela
« J’ai commencé les manifs en t’shirt, je les poursuis en imperméable, je les finirais en duffle-coat s’il le faut ! » affiche clairement un manifestant.
De façon inlassable, les sondages confirment que les trois-quarts de l’opinion sont hostiles à la politique autiste du gouvernement. 79 % de la population souhaite que Sarkozy négocie avec les organisations syndicales.
Un tel refus, un tel blocage est une négation de la République et de la démocratie, quelque chose d’insupportable dans un grand pays comme le nôtre. C’est pourquoi la colère se développe au lieu de s’apaiser : il n’y a pas d’issue tant que Sarkozy ne suspend pas son projet et ne rouvre pas les négociations avec les syndicats. Depuis hier, les déclarations communes de toute la gauche unie se multiplient dans les départements, y compris au Sénat. Aveuglement et surdité persistent pourtant, de façon stérile et dangereuse à l’Elysée.
Jusqu’à quand ?
Combien de jours et d’heures encore ce pouvoir discrédité et isolé, minoritaire, persistera-t-il dans cette voie sans issue ? Tôt ou tard il devra céder. Et plus le temps passe, plus la question de céder sera liée à l’exigence de son départ, de la démission du peu estimé président, trop ami des rentiers et des banqueroutiers.
Céder ou démissionner ? Le temps du choix devient court. Bientôt il faudra céder ET démissionner.
La gauche doit renforcer son unité, se préparer à des échéances qui peuvent être anticipées. Un programme commun sur les retraites serait nécessaire et utile. Un programme commun pour gouverner entre toutes les composantes de la gauche est urgent.
jeudi 21 octobre 2010, 07:26 -
C’est parti : le blocage de la Zone industrielle d’Amiens nord a démarré ce matin, et cette fois ça risque de durer. Les salariés peuvent passer, mais pas les camions de marchandises : les lignes de production chez Dunlop, Valeo, Procter et Gamble, etc. tourneront bientôt au ralenti, voire plus du tout. C’est le poumon économique de la Picardie qui est en train de s’asphyxier.
Et alors, qu’est-ce que ça change pour « la réforme des retraites»? Eh bien, il suffit de lire le journal. Même les journaux officiels. Dans le Courrier picard de samedi, Monsieur Medef – Somme regrettent que « les entreprises souffrent, notamment à Amiens nord, où le blocage de la zone industrielle a des répercussions directes sur l’activité, se plaint-il. Certaines sociétés ne peuvent plus assurer leurs livraisons convenablement…» (Jean-Claude Olesky, Courrier picard, 16/10/10). Malgré ces ennuis, lui se montre encore plein d’arrogance : « L’implication des lycéens dans le mouvement est lamentable. Leur première motivation, c’est certainement de sécher les cours », louant par ailleurs le « courage » de Nicolas Sarkozy.
Lundi, déjà, le ton change. C’est Monsieur Medef-Picardie, désormais, qui cause : lui aussi déplore les « blocages » - « tout cela est fort dommageable » - mais il estime, désormais, que « la lisibilité de la loi est en train de disparaître » (Jean-Jacques Blangy, Courrier picard, 18/10/10). En gros, le patronat picard est en train de tourner casaque : cette réforme lui coûte désormais trop cher.
Des appels au secours dans ce genre, le Medef doit en recevoir de partout, de Marseille bien sûr, mais aussi de Rouen, de Nantes, de Toulouse, etc. Du coup, ce mardi, Madame la Medef, Laurence Parisot, change de discours : « très inquiète » pour les « petites entreprises » (ça fait mieux que pour le CAC 40), elle souhaite l’ « apaisement » (Les Echos, 19/10/10). En gros, que Nicolas Sarkozy et les élus UMP fassent marche arrière sur le projet…
Bref, c’est pas le moment de mollir : on peut leur mettre une raclée. C’est pour ça qu’on retourne au charbon, là, et que nous n’avons pas le temps de vous raconter comment, par un patient travail de fourmi, Fakir a activement milité pour que cette action soit menée. Pour que s’opère la jonction entre les ouvriers de la Zone et les militants du centre-ville. Et maintenant, pour que ce point de résistance tienne bon. On garde ce récit pour une édition ultérieure…
Dernière minute : les chaînes de Procter et Gamble sont d’ores et déjà arrêtées ! Le reste va tomber comme un château de cartes…
A la fin, c’est nous qu’on va gagner ! Et ces temps-ci, la fin avance vraiment à grands pas…
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Le journal Fakir est un journal papier, en vente chez tous les bons kiosquiers ou sur abonnement. Il ne peut réaliser des enquêtes, des reportages, que parce qu'il est acheté.
message de mercredi à 14H30
Près de cinq cents grévistes (CGT, CFDT, SUD-Solidaires) bloquent actuellement l'ensemble des routes conduisant à la centrale de Donges évacuée par les flics cette nuit. Aucun camion n'a pu ni entrer ni sortir.
Beaucoup des manifestant-e-s travaillent à la centrale, avec un fort engagement des syndicats CGT et CFDT, beaucoup viennent de Saint Nazaire (notamment les travailleurs du port, qui avaient voté la reprise avant d'apprendre l'intervention des flics et de reprendre la grève, et ceux de la Navale) et de Nantes.
Ce matin lors d'une courte prise de parole,très très applaudie, le porte-parole de Solidaires 44 a officiellement remis la collecte réalisée par les syndicats de Solidaires lors de la manifestation nantaise d'hier pour les grévistes de Donges à savoir 7 595 euros.
Actuellement les flics sont sur la quatre voies Nantes-St Nazaire et bloquent l'accès de nouveaux manifestant-e-s à Donges.
Et en plus il fait soleil !N'hésitez pas à nous rejoindre !
Joël et Marie (SUD PTT44) (et tous les camarades de SUD et Solidaires présent-e-s)
RAPPEL :AG du jeudi 21 octobre, 12H00 Hôpital CHUBERT Vannes
erwan
Ils étaient usés à quinze ans
Ils finissaient en débutant
Les douze mois s`appelaient décembre
Quelle vie ont eu nos grand-parents
Entre l`absinthe et les grand-messes
Ils étaient vieux avant que d`être
Quinze heures par jour le corps en laisse
Laissent au visage un teint de cendres
Oui notre Monsieur, oui notre bon Maître
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
On ne peut pas dire qu`ils furent esclaves
De là à dire qu`ils ont vécu
Lorsque l`on part aussi vaincu
C`est dur de sortir de l`enclave
Et pourtant l`espoir fleurissait
Dans les rêves qui montaient aux cieux
Des quelques ceux qui refusaient
De ramper jusqu`à la vieillesse
Oui notre bon Maître, oui notre Monsieur
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Si par malheur ils survivaient
C`était pour partir à la guerre
C`était pour finir à la guerre
Aux ordres de quelque sabreur
Qui exigeait du bout des lèvres
Qu`ils aillent ouvrir au champ d`horreur
Leurs vingt ans qui n`avaient pu naître
Et ils mouraient à pleine peur
Tout miséreux oui notre bon Maître
Couverts de prèles oui notre Monsieur
Demandez-vous belle jeunesse
Le temps de l`ombre d`un souvenir
Le temps de souffle d`un soupir
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?