Bandeau manif
QU'ON SE LE DISE !
22 oct. 2010
Marcel Gauchet: «une oligarchie se substitue aux élites»
Cette « anxiété sociale » n’est pas prise en compte par les politiques qui confisquent le débat. «Ces problèmes ne peuvent être résolus que par une délibération collective plus large que celles des parlementaires. Les parlementaires, une fois élus, n’ont pas à débattre seulement entre eux.» De plus, ce débat sur les retraites ne peut avoir lieu sans une certaine pédagogie vraisemblablement absente dans le gouvernement. La réforme des retraites est trop complexe pour que la population débatte des termes techniques (ajustement financier, législation sociale, etc.). L’évolution de la société nécessite de reposer de grands principes. L'inventeur du terme de « fracture sociale » constate que « la technique gouvernementale dans ce cas précis consiste à nous embrouiller en mélangeant la technique et les principes ». « La solution se trouve dans le dialogue entre politiques et opinion mais nous ne savons pas faire ça en France ». Effectivement l’empressement du gouvernement à faire voter la réforme n’est pas synonyme de débat populaire. Jean-Pierre Raffarin confirmait d’ailleurs ce matin, au micro de RTL, le vote de la réforme par les sénateurs dans la journée ou au plus tard cette nuit.
Cette confiscation du pouvoir par nos représentants, censés agir dans nos intérêts, est perçue comme une « dérive oligarchique » par le philosophe. Dans toutes les démocraties, ces oligarchies sont pilotées par des « élites ». Dans notre société, celles-ci opèrent une fracture entre les instruits et ceux considérés comme non instruits. Cette forme de pouvoir engendre des sociétés profondément inégalitaires alors même que sont prônées les valeurs démocratiques. Marcel Gauchet explique que la période est spécifique au retour des anciens régimes qui s’accompagne d’une hiérarchie sociale. Le non instruit est considéré comme un archaïque, « vous ne savez rien, laissez nous faire ». En laissant faire, ces gens travaillent ensuite dans leurs propres intérêts. « On passe donc d'une élite à une oligarchie. »
Concernant la radicalisation du mouvement, Marcel Gauchet apporte une autre analyse que celle servit par la majorité qui se plait à agiter le mouchoir de la France « prise en otage » par une minorité de contestataires. Prétextant ainsi le clivage entre la rue et l’opinion pour faire passer leurs mesures comme la réquisition cette nuit de la raffinerie de Grandpuits, symbole de la contestation. Selon lui les mouvements de masses - dont la grève générale est le mouvement suprême - sont en net recul depuis plusieurs années. Les syndicats représentent aujourd’hui à peine 8% des salariés. Les masses ayant disparues, elles ont laissé place à des groupes centrés sur leurs propres intérêts. Pourtant elles ne sont pas coupées du reste de la population. Il s’étonne même que celle-ci s’accommode parfaitement des opérations de blocages, grèves ou autres actions revendicatrices.
Il explique en partie cela par le fait qu’il existe en France une « tradition de radicalisation politique d’avant-garde ». On remarque une « légitimité absolue conquise par le principe selon lequel chacun défend ses intérêts. » Lorsque la population se dit favorable au mouvement, sans pour autant adhérer aux idées ou aux actions entreprises (telles que les blocages par exemple), elle considère comme légitime le fait de manifester si ces personnes se sentent lésées. Pour Marcel Gauchet, « les blocages font vraiment partis du paysage aujourd’hui car c’est une forme d’expression normale dans le débat des acteurs. ».
Gouverner contre un peuple
par Denis Sieffert
Il serait bien hasardeux, en ce mardi matin parisien de grisaille et de bruine, de prédire l’avenir du mouvement social qui ébranle notre pays. Au point où nous en sommes, l’affaire est surtout psychologique. Les nombreux salariés qui se mobilisent, comme les jeunes, lycéens ou étudiants, ne puisent plus seulement les raisons de leur combat dans le caractère injuste de la réforme. C’est aujourd’hui le discours gouvernemental qui alimente principalement leur colère. Un discours de défi et de mépris que François Fillon a illustré jusqu’à la caricature, dimanche soir sur TF 1 : l’examen de la réforme « ira à son terme au Sénat » et « la réforme sera votée », a-t-il répété, machinal. Le propos eût été recevable si le débat parlementaire avait réellement eu lieu, et s’il avait été précédé d’une véritable réflexion menée avec les représentants du mouvement social. Mais, depuis le début, le gouvernement traîne le boulet de cette double impasse démocratique. Si bien que tout est mensonge. Impassible et impavide, notre Premier ministre avait, dimanche, l’affect d’un porte-parole du Kremlin à la grande époque brejnévienne. Sans trouble apparent, il a pu ainsi redire que « de nombreux gestes avaient été faits au Parlement », notamment sur la pénibilité. Et qualifier « d’escroquerie » l’idée d’une plus forte taxation du capital. Ce qui glace les os, c’est la répétition des mots. Ce gouvernement résiste comme une phalange.
MM. Chatel, Bertrand, Fillon, Woerth, pour ne citer qu’eux, prêtent leurs masques à une pantomime. Ils sont comme fondus dans un personnage unique, récitant sans cesse un texte écrit dans une langue qui leur est étrangère. Les arguments sont redits avec les mêmes accents et les mêmes pesanteurs. Seule peut-être, au milieu de ce chapelet, Christine Lagarde, sans trop déroger non plus à la loi commune, risque parfois un mot qui lui appartient. La robotisation de ces personnages est impressionnante. Elle en dit long sur la nature du régime, et la crainte qu’inspire leur chef à ces soldats de plomb. Il est vrai que nous sommes en période de remaniement ministériel, et cela depuis déjà quatre mois. Ce qui n’est pas fait pour stimuler les audaces. Plus personne ne croit ni n’écoute. Leur parole ne vaut plus tripette. À cet égard, les sondages sont édifiants. Après un week-end au cours duquel les ombres gouvernementales ont couvert tous les médias audiovisuels, le soutien au mouvement social n’a pas varié d’un iota. À 71 %, ce qui est considérable.
D’expérience, les salariés qui sont aujourd’hui dans la rue savent ce que vaut ce discours bravache. Les très anciens se souviennent du mythique « Lip, c’est fini ! » du Premier ministre de Georges Pompidou, le légionnaire Pierre Messmer. Le conflit avait duré plusieurs mois après cette prophétie volontariste. Beaucoup plus près de nous, on se souvient d’Alain Juppé, « droit dans ses bottes » face à la grève du secteur public de décembre 1995, et de l’inflexibilité de Dominique de Villepin dans la défense de son CPE, en 2006. Droit dans ses bottes, Juppé avait plié d’un coup face à la résistance des salariés du secteur public, et Villepin, l’inflexible, avait rompu tout aussi brusquement devant la mobilisation étudiante. Le discours de François Fillon relève de la guerre psychologique. Comme les dénégations sur l’approvisionnement en carburant, qui semblent inspirées par la chanson de Ray Ventura : « Tout va très bien Madame la Marquise ! » Nous savons que, du jour au lendemain, le déni de réalité peut revenir comme un boomerang sur le gouvernement.
Mais il ne faut pas négliger non plus un autre facteur déjà évoqué ici, et qui peut donner au conflit une exceptionnelle dureté. MM. Juppé et Villepin n’étaient pas des ectoplasmes. L’abandon de leurs réformes était leur défaite, pas celle du « roi fainéant » drapé dans la majesté de sa fonction à l’Élysée. Comment imaginer cette fois qu’un recul sur la réforme des retraites serait la défaite d’un François Fillon ou d’un Éric Woerth ? C’est bien Nicolas Sarkozy et lui seul qui est dans le collimateur du mouvement social. Et c’est toute sa politique. La mobilisation de la jeunesse n’a pas d’autre sens. Ce n’est plus seulement une réforme des retraites directement inspirée par le Medef qui est visée, mais tout ce que représente le sarkozysme [1]. C’est tout autant la démagogie du discours de Grenoble et de la loi Besson. D’où la violence de M. Hortefeux, qui en est à dépêcher ses bataillons de CRS aux portes des lycées et des dépôts de carburant. Le dérapage n’est pas loin. On retrouve là tous les traits du sarkozysme : sa faible appétence pour la démocratie et un culte quasi pathologique du rapport de force.
Il est possible, après les manifestations de ce mardi, que l’on entre dans une autre phase du conflit, moins contrôlée et moins contrôlable au niveau des confédérations. Plus dépendante des fédérations et des syndicats de base. Et de ces millions de salariés et de jeunes qui se sentent humiliés par le mépris gouvernemental. Quoi qu’il advienne dans les prochains jours, Nicolas Sarkozy aura déchiré un peu plus le tissu social de notre pays. Il aura exacerbé un peu plus les frustrations et les ressentiments. On ne gouverne pas à ce point contre tout un peuple.
Actions et rebellions diverses (hors grève ou avec)
Pour ceux qui ne peuvent plus se permettre d’être grévistes pour X raison (et pour ceux qui le sont) tout en étant en Révolte contre ce gouvernement méprisant, bafouant la Démocratie. Il faudrait donner aussi l’opportunité de pouvoir exprimer son mécontentement facilement et permettre ainsi de rencontrer des camarades pour éventuellement décider d’Actions impromptues partout dans l'Hexagone.
Se retrouver devant les Préfectures (représentant les dérives policières et les atteintes au droit de grève via les réquisitions) à partir de 18H pour gueuler, crier ou faire du bruit peut en plus des blocages, grèves, manifs, etc participerait à montrer que le Peuple est mobilisé à tous les étages. Un rituel relayé tous les jours par des personnes différentes consoliderait un peu plus la solidarité.
De même, si tous les récalcitrants que nous sommes, à cette Contre-réforme, avions un signe de reconnaissance sur nos voitures, vélos, etc (et à nos balcons pourquoi pas ?) , ce serait super. Une proposition facile : écrire sur une feuille blanche un NON à coller sur la vitre intérieure à l’arrière de la voiture et sur nos fenêtres ???
De : mA
Guillaume Sarkozy, futur bénéficiaire de la réforme des retraites ?
"Il ne s'agit pas que d'une coïncidence. Mais bien plutôt d'une stratégie concertée en famille. L'un assèche les régimes par répartition tandis que l'autre pose les fondements du système par capitalisation. Guillaume Sarkozy a engagé son entreprise dans une politique visant à en faire un acteur majeur de la retraite complémentaire privée. Et il a trouvé des alliés autrement plus puissants que lui, en l'occurrence la Caisse des dépôts et consignations (CDC), le bras armé financier de l'État, et sa filiale la Caisse nationale de prévoyance (CNP). Ensemble, tous ces partenaires vont créer, le 1er janvier prochain, une société commune qui rêve de rafler une bonne part du marché qui se profile."
21 oct. 2010
Qui sème le mépris récolte la colère
« Ce mouvement inédit et inégalé est supérieur à celui de 1995 et de 2003, y compris auprès de l’opinion », a souligné Nadine Prigent, secrétaire confédérale de la CGT.
....
Le chef de l’État, pourtant garant de l’unité du pays et de la cohésion sociale, s’obstine face à un mouvement qui, en quelques semaines, n’a cessé de s’étendre contre une réforme qui fera payer aux salariés, et pour longtemps, l’essentiel de la crise. Nicolas Sarkozy et son gouvernement portent une lourde responsabilité dans la radicalisation de la contestation, jouant délibérément la carte de l’exaspération, de la tension et du pourrissement du conflit. Et le Président fera tout pour que cette réforme soit définitivement adoptée au plus tard début novembre, sans la moindre concession. Mais, après six journées de grèves et de manifestations en un mois, l’intersyndicale nationale est restée unie malgré ses différences, et le mouvement contre les retraites a reçu un soutien constant de l’opinion publique. Sur le terrain, les salariés, les lycéens et les étudiants ont ancré le mouvement dans la durée, et les organisations syndicales en tiendront compte dans leur réunion de ce jeudi.
Maintien de l'ordre en manif, le décryptage d'un commissaire
Un ex-commissaire de banlieue analyse pour Rue89 les vidéos de la mobilisation -parfois violente- contre la réforme des retraites.
Lien :Rue89
"Si tu ne participes pas à la Lutte, tu participes à la défaite"
Texte plein d'Espoir de Filoche
Le gouvernement est illégitime à poursuivre : « Revenir sur la retraite à 60 ans ? Je dis que je ne le ferai pas, je n’ai pas de mandat pour cela » affirmait Sarkozy lui-même en mai 2008.
« Ils prétendent qu’ils ne céderont pas : mais ils le jureront encore… une heure avant de céder ! »
Le pays est toujours en effervescence dans toutes ses régions
Des manifestations se déroulent chaque jour un peu partout. Malgré les difficultés et leurs coûts, des grèves courageuses tiennent.
40 % des points de distribution de pétrole, 4700 stations services, sont à sec et la majorité des dépôts pétroliers sont fermés. Sarkozy matamore les fait « évacuer » un par un mais les piquets se reforment aussitôt et de toute façon la police ne peut remettre les raffineries en route à la place des salariés…
Le condamné pour racisme, le bretteur anti Roms, le hâbleur de la sécurité dite publique, Brice Hortefeux, va à Lyon provoquer et se fait huer par des jeunes déboussolés, perdus… Les « casseurs » sont comme le dépôt dans le fond d’un tonneau de bon vin, le bon vin étant la puissance du mouvement social, le dépôt provenant des dégâts de la crise sociale avivée dans les banlieues par la misère de la politique sarkozyste.
Sarkozy comme Hortefeux essaient de faire jouer de bien piètres ficelles face à un grand mouvement social
Essai de susciter des divisions syndicales.
Essai de faire peur avec des poubelles brûlées et quelques vitrines cassées.
Essaie de faire croire que les « vacances » suffiront à éteindre le mouvement.
Essai de faire croire qu’ils jouent le pourrissement du mouvement.
Mais :
La division syndicale serait suicidaire pour le syndicat qui romprait l’actuel front uni. Elle est donc elle donc peu probable, elle serait sans doute sans effet sur la dynamique du mouvement.
Les « casseurs » sont totalement extérieurs à l’extraordinaire force du mouvement social, rien à voir avec la détermination des 6 puissantes manifestations de 3 millions de salariés en 7 semaines. Quelques images « classiques » de voitures brûlées sur TF1 ne peuvent « retourner » une opinion très forte et très consciente.
Les vacances n’y feront rien : les jeunes manifestent en masse ce jeudi 20 octobre et ils recommenceront après, ce n’est pas la première fois que cela arrive. Les syndicats envisagent à l’heure où cette lettre est bouclée, une nouvelle journée de mobilisation le jeudi 28 octobre et une grève et manifestation générale à la veille du jour où Sarkozy a l’intention d’imposer un vote de ratification définitif a l’Assemblée nationale, le 6 novembre.
Pareil mouvement ne peut « s’essouffler » : il est trop profond pour cela
« J’ai commencé les manifs en t’shirt, je les poursuis en imperméable, je les finirais en duffle-coat s’il le faut ! » affiche clairement un manifestant.
De façon inlassable, les sondages confirment que les trois-quarts de l’opinion sont hostiles à la politique autiste du gouvernement. 79 % de la population souhaite que Sarkozy négocie avec les organisations syndicales.
Un tel refus, un tel blocage est une négation de la République et de la démocratie, quelque chose d’insupportable dans un grand pays comme le nôtre. C’est pourquoi la colère se développe au lieu de s’apaiser : il n’y a pas d’issue tant que Sarkozy ne suspend pas son projet et ne rouvre pas les négociations avec les syndicats. Depuis hier, les déclarations communes de toute la gauche unie se multiplient dans les départements, y compris au Sénat. Aveuglement et surdité persistent pourtant, de façon stérile et dangereuse à l’Elysée.
Jusqu’à quand ?
Combien de jours et d’heures encore ce pouvoir discrédité et isolé, minoritaire, persistera-t-il dans cette voie sans issue ? Tôt ou tard il devra céder. Et plus le temps passe, plus la question de céder sera liée à l’exigence de son départ, de la démission du peu estimé président, trop ami des rentiers et des banqueroutiers.
Céder ou démissionner ? Le temps du choix devient court. Bientôt il faudra céder ET démissionner.
La gauche doit renforcer son unité, se préparer à des échéances qui peuvent être anticipées. Un programme commun sur les retraites serait nécessaire et utile. Un programme commun pour gouverner entre toutes les composantes de la gauche est urgent.
Le Medef ordonnera bientôt à Sarcom de céder ?!
Ah si ça pouvait être vrai !!! Rêve général(e)
mArieNos actions portent: le Medef ordonnera bientôt à Sarkozy de céder
jeudi 21 octobre 2010, 07:26 -
Le Medef est en train de changer son fusil d’épaule, de renoncer à la réforme.
La preuve en Picardie, où le blocage de la Zone industrielle d’Amiens met à cran les patrons.
A lire en ligne sur le site de l'excellent Fakir... Journal totalement indépendant qui ne peut vivre que si l'on achète sa version papier...
C’est parti : le blocage de la Zone industrielle d’Amiens nord a démarré ce matin, et cette fois ça risque de durer. Les salariés peuvent passer, mais pas les camions de marchandises : les lignes de production chez Dunlop, Valeo, Procter et Gamble, etc. tourneront bientôt au ralenti, voire plus du tout. C’est le poumon économique de la Picardie qui est en train de s’asphyxier.
Et alors, qu’est-ce que ça change pour « la réforme des retraites»? Eh bien, il suffit de lire le journal. Même les journaux officiels. Dans le Courrier picard de samedi, Monsieur Medef – Somme regrettent que « les entreprises souffrent, notamment à Amiens nord, où le blocage de la zone industrielle a des répercussions directes sur l’activité, se plaint-il. Certaines sociétés ne peuvent plus assurer leurs livraisons convenablement…» (Jean-Claude Olesky, Courrier picard, 16/10/10). Malgré ces ennuis, lui se montre encore plein d’arrogance : « L’implication des lycéens dans le mouvement est lamentable. Leur première motivation, c’est certainement de sécher les cours », louant par ailleurs le « courage » de Nicolas Sarkozy.
Lundi, déjà, le ton change. C’est Monsieur Medef-Picardie, désormais, qui cause : lui aussi déplore les « blocages » - « tout cela est fort dommageable » - mais il estime, désormais, que « la lisibilité de la loi est en train de disparaître » (Jean-Jacques Blangy, Courrier picard, 18/10/10). En gros, le patronat picard est en train de tourner casaque : cette réforme lui coûte désormais trop cher.
Des appels au secours dans ce genre, le Medef doit en recevoir de partout, de Marseille bien sûr, mais aussi de Rouen, de Nantes, de Toulouse, etc. Du coup, ce mardi, Madame la Medef, Laurence Parisot, change de discours : « très inquiète » pour les « petites entreprises » (ça fait mieux que pour le CAC 40), elle souhaite l’ « apaisement » (Les Echos, 19/10/10). En gros, que Nicolas Sarkozy et les élus UMP fassent marche arrière sur le projet…
Bref, c’est pas le moment de mollir : on peut leur mettre une raclée. C’est pour ça qu’on retourne au charbon, là, et que nous n’avons pas le temps de vous raconter comment, par un patient travail de fourmi, Fakir a activement milité pour que cette action soit menée. Pour que s’opère la jonction entre les ouvriers de la Zone et les militants du centre-ville. Et maintenant, pour que ce point de résistance tienne bon. On garde ce récit pour une édition ultérieure…
Dernière minute : les chaînes de Procter et Gamble sont d’ores et déjà arrêtées ! Le reste va tomber comme un château de cartes…
A la fin, c’est nous qu’on va gagner ! Et ces temps-ci, la fin avance vraiment à grands pas…
********************************************************
Le journal Fakir est un journal papier, en vente chez tous les bons kiosquiers ou sur abonnement. Il ne peut réaliser des enquêtes, des reportages, que parce qu'il est acheté.
Sur Bellaciao/ Resistance 56
J'ai écrit cette lettre (trop rapidement pourtant je trouve) et Bellaciao l'a retenue !!! :
Donc notre site est voyant dans tt l'hexagone de ce fait pendant quelques jours ...;- )
Cliquez ici
mA
20 oct. 2010
En direct de Donges (44)
message de mercredi à 14H30
Près de cinq cents grévistes (CGT, CFDT, SUD-Solidaires) bloquent actuellement l'ensemble des routes conduisant à la centrale de Donges évacuée par les flics cette nuit. Aucun camion n'a pu ni entrer ni sortir.
Beaucoup des manifestant-e-s travaillent à la centrale, avec un fort engagement des syndicats CGT et CFDT, beaucoup viennent de Saint Nazaire (notamment les travailleurs du port, qui avaient voté la reprise avant d'apprendre l'intervention des flics et de reprendre la grève, et ceux de la Navale) et de Nantes.
Ce matin lors d'une courte prise de parole,très très applaudie, le porte-parole de Solidaires 44 a officiellement remis la collecte réalisée par les syndicats de Solidaires lors de la manifestation nantaise d'hier pour les grévistes de Donges à savoir 7 595 euros.
Actuellement les flics sont sur la quatre voies Nantes-St Nazaire et bloquent l'accès de nouveaux manifestant-e-s à Donges.
Et en plus il fait soleil !N'hésitez pas à nous rejoindre !
Joël et Marie (SUD PTT44) (et tous les camarades de SUD et Solidaires présent-e-s)
RAPPEL :AG du jeudi 21 octobre, 12H00 Hôpital CHUBERT Vannes
erwan
VEILLÉE FESTIVE DE LUTTE
invitent tous les personnels ainsi que leurs parents, familles et amis
à participer à la VEILLÉE FESTIVE DE LUTTE
POUR L'ABANDON DE LA REFORME
DU SYSTÈME DES RETRAITES
de 18h30 à22h00
Sur le parking devant le lycée
Apportez: joie, bonne humeur, instruments de musique,
victuailles et boissons sans alcool.
rassemblement résistance56 Questembert
Humm, que j’aime le claquement des banderoles dans le petit matin frais !
Thierry.
Humm, que j’aime le claquement des banderoles dans le petit matin frais !
Enthousiasme
Inlassablement, ils repartent au combat. Tous les 15 jours. Puis toutes les semaines. Et puis même le week-end. Ils y vont. Malgré tout. À cause de tout. Déterminés. Joyeux. Féroces. Ils sont là.
Bien sûr, il y a les abonnés du pavé. Comme une grande confrérie. Manif après manif, ils se retrouvent toujours, immanquablement, comme guidés par un tropisme atavique. Ce sont les vieux gauchos, les soixante-huitards fatigués, le poil blanchi sous le harnais de la lutte permanente et continue contre l’ordre qui broie, qui ronge, qui reprend, patiemment, miette par miette, tout ce que les anciens avaient gagné au terme de bras de fer immenses et acharnés. Je me souviens de quelques soirées électorales où on s’est retrouvés à cinq autour d’une table, dans la pénombre d’une salle municipale déserte. Et de quelques marches désabusées, à filer droit, quelque pelés bravant un ciel qui fait aussi la gueule. Les vétérans de la lutte. Les poilus du refus. Les militants de toujours, qui se traîneront avec leur perf’ de chimio s’il le faut, on s’en fout, il faut y être et c’est tout ! Toujours dans le mauvais camp. Celui de ceux qui ne sont pas au pouvoir. Le camp du peuple. De la populace qui ennuie et qui effraie, aussi, ceux qui sont censés la gouverner.
Bien sûr, il y a les jeunes. Avec leur enthousiasme gigantesque. Leur esprit de contradiction. Leur envie d’en découdre. Leur envie d’exister, d’être entendus, de compter comme des citoyens à part entière. Pas toujours très au fait des subtilités de la pensée politique, mais souvent bien plus lucides, bien plus pertinents que ne le pensent généralement les vieux cons. Ils ne lâchent rien. Jamais. Ils restent toujours au milieu de la place bien après que les vieux militants se soient prestement dispersés pour retourner à une vie normale. Ils aiment plus que tout prolonger le chaos, le faire durer. Ils ne cherchent pas à être là où ça bouge, ils font bouger la foule, la font danser, la font crier. Ils ont la vie devant eux et pas l’intention de la laisser filer. Ils sont notre avenir et ils ne peuvent pas fuir.
Et puis, il y a les nouveaux. Nombreux. Toujours plus nombreux. La majorité silencieuse qui a décidé qu’elle n’en pouvait plus. La masse de ceux qui pensaient que la politique, ce n’est pas pour eux. Jusqu’à ce que la politique s’occupe d’eux. Les poursuive. Dans leur salon. Dans leur boulot. Même pendant les courses au supermarché. Devant l’école des gosses. Ceux qui ont fini par comprendre que la politique actuelle ne fait pas de quartier, pas de prisonniers. Ceux qui ont pris la crise dans la gueule, dans les tripes. Les salaires qui patinent, les boulots qui disparaissent, la gangrène hideuse du chômage qui les talonne, la santé trop chère, l’école qui se déballonne. Toutes ces fausses promesses qui n’ont engagé que ceux qui y ont cru. Toutes ces paroles creuses qui éclatent sur une réalité sociale qu’on ne peut plus faire semblant de ne plus voir.
Et puis là, le truc de trop : deux années de plus à trimer pour des clous. La goutte d’eau qui fait déborder le trop-plein d’amertume. Ils en ont juste eu marre, ils ont posé des RTT, ils ont pris les gosses sous le bras et les voilà à faire nombre dans les cortèges. Ras-le-bol général. Refus total de lâcher une seule petite chose de plus. Refus de se laisser récupérer, d’adhérer, de se faire compter. Refus total. Et ivresse de la foule.
Et puis, il y a tous les autres. Les 71 % de gens qui en ont ras la cafetière de tout, qui veulent que ça pète, qui veulent que ça change, qui aspirent à autre chose, mais qui comptent sur les potes pour faire le sale boulot à leur place. C’est à tous ceux-là que je parle. C’est à toi que j’écris.
Je comprends.
Tu as toujours une bonne raison de ne pas y aller, même si tu soutiens le mouvement de tout ton cœur, de toutes tes forces. Tu as un boulot. Et tu as peur de le perdre. Ou tu es irremplaçable. Je t’ai déjà dit que les étagères de Paul Emploi sont blindées de gens irremplaçables. Tu as une famille. Et personne pour garder les mômes. Tu n’as plus de boulot. Tu as besoin de ton salaire. Tu as le crédit de ta baraque à rembourser, ta banque te tient les bollocks au creux de la pogne. Et puis, dans ta branche, les « rouges », les syndicalistes, les grandes-gueules, les fouteurs de merde, tous ces gens-là, c’est vachement mal vu quand même.
Tu es l’armée de réserve. Tu attends que ça pète pour te jeter dans l’arène à ton tour. Parce que là, tout de suite, les petites randos de santé en centre-ville, tu y crois moyen. Et puis, tu n’aimes pas les vieux militants, les syndicalistes bornés, les gamins en roue libre et les braillardes à banderoles. Tu n’aimes pas la foule. Et les retraites, tu sais que c’est grave ce qui se passe, mais d’un autre côté, ça fait un bon moment que tu en avais fait ton deuil. C’est que tu es un lucide, toi. C’est que tu vois les choses globalement : d’un peu plus haut. D’un peu plus loin. Tu me dis qu’on n’a pas besoin de toi. Qu’un mec tout seul, ça ne changera rien au final.
Alors, tu nous regardes passer sous les fenêtres de ta boîte que tu détestes et tu continues ton boulot qui n’a pas de sens pour gagner un salaire en peau de chagrin. Et tu nous soutiens. De toutes tes forces, camarade !
Sauf qu’au combat, tu le sais bien, camarade, chaque soldat compte. Tout comme tu sais, même si ça te fait chier de te l’avouer, que nous sommes au cœur d’une véritable guerre des classes, une guerre sociale et comme tous les gonzes qui défilent à tes pieds, je sais que tu as compris que les mecs en face n’ont pas l’intention de faire de prisonniers. Tu sais qu’à partir de maintenant, nous n’avons plus le droit à la défaite. Tu sais, camarade, que si nous fléchissons maintenant, ils nous achèveront demain. Nous faire trimer jusqu’à la tombe n’est que le début, camarade, c’est juste la partie émergée de l’iceberg libéral, ce n’est qu’une étape vers le véritable objectif de ceux qui tiennent les manettes : le retour au temps joyeux de Zola, où nous n’avions rien et où ils avaient tout.
Toi aussi, tu les vois, camarade, en train de dépecer notre tissu social comme une meute de charognards excités par l’odeur lourde et collante de la misère et du malheur des exploités. Tu as encore tant de choses à perdre, camarade, que tu refuses encore de descendre dans la rue. Tu as tant de choses à perdre, et eux ne voient là qu’autant de choses à te reprendre. Et ils le feront. Petit à petit. Morceau par morceau. Jusqu’à ce qu’il ne te reste rien de ce que tu t’échines à construire depuis tant d’années.
Ce n’est pas qu’une question de retraite, camarade. Et tu le sais bien. C’est une vision du monde, un choix de société. Ce sont les forces de l’argent qui ont décidé qu’elles en avaient marre de concéder des miettes aux pauvres pour avoir la paix. Ce sont nos exploiteurs qui ont décidé que nous étions des gêneurs, des surnuméraires, des empêcheurs de jouir de tout comme des porcs. Alors, ils reprennent tout : le droit de se reposer après une vie de labeur, le droit de ne pas vieillir dans la misère, le droit d’être soigné, le droit d’être instruit, le droit d’être convenablement nourris, le droit d’être correctement logé, le droit à une vie décente.
Tu sais tout cela, camarade, toi qui nous regardes défiler de ta cage climatisée. Tu sais tout cela et tu nous soutiens.
Mais cela ne suffit plus, camarade.
Si nous faiblissons, nous sommes perdus. Ils sont à l’affût, avec la suite de leur programme ignoble : encore une journée de travail en plus, pour les vieux, encore des remboursements en moins, encore des subventions qui s’assèchent, encore des taxes qui frappent dur les plus pauvres, encore des restrictions, encore de la rigueur, encore de la déconstruction sociale, encore, encore, comme une litanie, encore, encore, comme notre sang qui s’écoule doucement sur les pavés, encore, encore, comme la curée de la meute, encore, encore...
Tu sais qu’on y est, camarade. Cela fait même pas mal d’années qu’on y est. Et là, c’est la position qu’on ne doit pas lâcher. C’est le point de résistance où se joue la déroute en rase campagne. Si on on perd maintenant, camarade, ils vont nous dépecer vivants.
Ce n’est plus le temps de la palabre. Plus le temps des stratégies. Plus le temps de la neutralité.
Choisis ton camp, camarade : tu es avec nous dans la rue ou tu continues à nourrir la main qui t’étrangle, lentement !
Rendez-vous à 10h30 place de la mairie, à Lorient.
De plus, les lycéens de Victor Hugo à Hennebont veulent bloquer leur lycée avant de partir en manif: rendez-vous à 7h00 devant le lycée (la présence d'adultes peut être importante, c'est une question de de sécurité et de soutien).
O.
RDV Lorient 10h30 Mairie
M
Adresse à l'intersyndicale.
Thierry.
Adresse à l'intersyndicale du Morbihan.
Ce mercredi 20 octobre, les militants du collectif « Résistance 56 » de Vannes, réunis en Assemblée Générale ont décidé de demander à l'intersyndicale du Morbihan d'accepter leur présence lors des réunions d'organisation et de préparation des prochaines mobilisations contre la réforme des retraites à Vannes.
Pour cela deux délégués, révocables, ont été élus. Leur rôle consistera à transmettre les propositions, d'actions et de parcours, du collectif « Résistance 56 », ceci afin d'éviter les « flottements » que l'on a pu connaître lors des deux précédentes manifestations et de prévenir les débordements policiers.
Il ne s'agit en aucun cas d'une demande d'intégration au sein de l'intersyndicale, mais d'une proposition de mutualisation de nos engagements pour plus d'efficacité.
Photos / Lacrymo / manif VANNES du 19/10/10
Forces de l'ordre faisant usage de violence gratuite
Trouvez-moi les casseurs dans ce film. Où sont-ils ?
Vous ne trouvez pas ?
Allez, je vais vous aider ! Ce sont les types en noir avec un casque et des boucliers !
Incroyable, non ?
Bonne journée à tous !
AG du 20 octobre
1 - sensibiliser la population et collecter des fonds pour les salariés de Donges (cf message précédent) dans les rues de Vannes.
2 - se rendre à l'AG citoyenne de Questembert ce mercredi à 17h30 sous les Halles pour décider d'une action commune jeudi 21 octobre.
3 - demain 21 octobre, l'AG de résistance 56 se réunira à l'hopital Schubert.
4 - 2 représentants ont été désignés pour se rendre aux réunions intersyndicales de Lorient. Ces réunions intersyndicales définissent l'organisation des prochaines manifestations dans le département. Les deux représentants de résistance 56 sont mandatés pour rendre compte de nos décisions d'actions et de parcours lors de ces manifestations. Le but étant d'améliorer l'organisation et d'éviter les débordements de la police...
Des participants de l'AG
Caisse de solidarité en faveur des salariés grévistes de la raffinerie de Donges
Voici un argumentaire que chacun peut imprimer:
Pour soutenir leur action d'arrêter de produire du carburant avec le soutien de nous tous, ils pourront être rejoints par d'autres corporations et ainsi assurer la victoire du peuple face à cette réforme injuste qui nous est imposée.
Les chèques peuvent être libellés à l'ordre de:
CGT - Raffinerie de Donges - Action retraites
Nous appelons tous les volontaires à collecter des fonds dans leur entreprise et dans la rue.
- Un premier regroupement des fonds sera assuré par notre collectif Résistance 56 demain midi.
- Vous pouvez également les envoyer directement à l'adresse suivante: CGT - 4, rue Marceau 44600 Saint-Nazaire
Egaux en droits ?
LES DÉPUTÉS ET SÉNATEURS REFUSENT D'ALIGNER LEUR RÉGIME SPÉCIFIQUE SUR CELUI DES SALARIÉS
N'hésitez pas à apostropher votre député et/ou sénateur !Ils se gardent bien d'en parler ! Par un vote du 3 septembre 2010, les députés ont rejeté à la quasi-unanimité l'amendement n°249 Rect. proposant d'aligner leur régime spécifique de retraite (dont bénéficient également les membres du gouvernement) sur le régime général des salariés.
Alors qu'ils n'ont de cesse d'expliquer l'importance de réformer rapidement un régime de retraite en déficit, les parlementaires refusent donc d'être soumis au régime de retraite de la majorité des Français. C'est ce qu'ils appellent une réforme "juste" paraît-il ! A faire suivre. Les Français ont le droit de savoir ...
source : www.assemblee-nationale.fr/13/amendements/2770/277000249.asp
Sur le blog de Clémentine...
Tous ensemble avec les routiers, les débrayeurs des raffineries, les lycéens, etc.
Radicalisation : le mot est sur toutes les ondes. Le mouvement s’enracine, la colère monte face à l’inflexibilité du gouvernement qui mêle arrogance et déni démocratique. Il peut compter sur un large soutien populaire : 71% des Français - dont 88% chez les sympathisants de gauche - soutiennent la mobilisation (sondage CSA paru dans Le Parisien d’aujourd’hui, lundi). Ca fleure sacrément l’exaspération. On comprend bien pourquoi. J’ai enfin pris le temps de lire Le président des riches, des Pinçon-Charlot : l’essentiel des raisons de la colère est sans doute dans ce livre. Ou comment la droite sarkozyste sait réveiller la lutte des classes…Aujourd'hui ..........pour éviter ça !
Thierry.
Jaurès.
Ils étaient usés à quinze ans
Ils finissaient en débutant
Les douze mois s`appelaient décembre
Quelle vie ont eu nos grand-parents
Entre l`absinthe et les grand-messes
Ils étaient vieux avant que d`être
Quinze heures par jour le corps en laisse
Laissent au visage un teint de cendres
Oui notre Monsieur, oui notre bon Maître
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
On ne peut pas dire qu`ils furent esclaves
De là à dire qu`ils ont vécu
Lorsque l`on part aussi vaincu
C`est dur de sortir de l`enclave
Et pourtant l`espoir fleurissait
Dans les rêves qui montaient aux cieux
Des quelques ceux qui refusaient
De ramper jusqu`à la vieillesse
Oui notre bon Maître, oui notre Monsieur
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Si par malheur ils survivaient
C`était pour partir à la guerre
C`était pour finir à la guerre
Aux ordres de quelque sabreur
Qui exigeait du bout des lèvres
Qu`ils aillent ouvrir au champ d`horreur
Leurs vingt ans qui n`avaient pu naître
Et ils mouraient à pleine peur
Tout miséreux oui notre bon Maître
Couverts de prèles oui notre Monsieur
Demandez-vous belle jeunesse
Le temps de l`ombre d`un souvenir
Le temps de souffle d`un soupir
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Retour de manif (suite)
Elles étaient peut-être évitables !
Il s'agit, bien sûr, d'une analyse à posteriori.
Nous étions attendus au rond-point Pompidou.Puisque nous l'avions annoncé, nous avions comme un rendez-vous avec la police. Dès lors pourquoi demeurer sur ce rond-point plus de 45 minutes en attente de la confrontation ?
Nous étions attendus dans la zone commerciale de Carrefour ; nous sommes allés bloquer la voie express bénéficiant de la surprise ( relative) ! Pourquoi attendre, encore, la confrontation par un sit-in alors que nous pouvions sortir allégrement en cortège par l'avenue Pompidou ( celle-là même qui nous était interdite précédemment !)
Nous sommes - en tant qu'ayant pris collectivement la décision d'agir - responsables du déroulement non-violent : non-violent de part et d'autre s'entend !
Il est patent que du coté policier les violences auraient pu être évités par une négociation ; il s'agit d'un défaut de maintient de l'ordre ou d'une recherche de violences en retour ( la présence d'une dizaine de cow boys agressifs de la BAC, sans brassards et provocateurs, était remarquable).
Pour notre part, plus de tactique, de réactivité et de mobilité nous permettraient de garder l'initiative et d'éviter les désagréments lacrymogènes.
Faisons crédit au Préfet que les violences sont demeurés softs, quand il aura des ordres cela pourrait être plus musclé !
19 oct. 2010
manifester en bloquant la circulation peut-il être considéré comme un délit et assimilé à une prise d'otages ?
Hallucinant !
Notre crime ? Avoir bloqué la circulation => Pas bien ! ...
Pourtant on se bat aussi pour la retraite des salariés des forces de l'ordre.
On a vraiment essayé de rester dignes et encadrer les jeunes pour éviter les dérapages.
Mais il faut croire que ça ne suffit pas puisque pour nous remercier, nous avons essuyé leurs jets
de gaz lacrymogènes.
http://videos.letelegramme.com/player.php?sig=iLyROoafZvpm
http://videos.letelegramme.com/player.php?sig=iLyROoafZvTS
Lorient,19 Octobre : suites
ET C'EST TOUT!!!
Nous considérons, à SUD Education comme au niveau de Solidaires, que nous ne pouvons en rester là. Si la mobilisation doit encore gagner de l'ampleur, elle ne saurait cependant se limiter à de nouvelles
journées d'actions (samedi prochain? mardi suivant? rien n'est d'ailleurs fixé...) Ce constat a été partagé par les syndicats CGT Education et FO Education lors de l'AG départementale qui s'est tenue cet après-midi à Lorient.
Sud Education, comme la CGT et FO, appelle donc tous les collègues à être en grève demain mercredi et jeudi afoin de construire des luttes interprofessionnelles qui imposent le retrait du projet de loi.
SUD Education demande aux collègues de venir demain mercredi 20 octobre :
- à 9h00 pour l'Assemblée Education du secteur d'Hennebont, à la Maison pour tous, parc de Kerbihan à Hennebont,
- à 9h00 à la Maison des syndicats de Lorient, Bd Cosmao Dumanoir,
afin de décider des actions à mener sur la région lorientaise, en relation avec les actions inter-professionelles.
SI NOUS VOULONS LE RETRAIT? DONNONS-NOUS LES MOYENS DE L'OBTENIR!
pour SUD Education 56
"On dirait le SUD..."
Quelle suite à cette journée mémorable
Quelle suite à notre action de ce jour ?
Après en avoir discuté avec des collègues, je pense qu'il faudrait que nous allions apporter notre soutien aux grévistes de DONGE et/ou à LORIENT qui bloquent les dépôts et les raffineries et faire des collectes de soutien aux grévistes dans nos lieux de travail respectifs
Il faut que les blocages de carburants continuent
En tous les cas ce fut franchement une journée mémorable qui restera dans les annales
Vannetaises !
Enfin j'ai eu l'impression de faire grève pour quelque chose !!
Malgré les provocations policières, je trouve que ça s'est plutôt bien passé dans le sens où il n'y a pas eu de casse
J'essaierais de passer jeudi à l'AG
D.
Ici les casseurs ne sont pas ceux qu'on croit
Bonsoir
Je viens ici crier mon écoeurement !
Nous avons mené une manifestation pacifique et sage à Vannes.
La CFDT qui menait le cortège nous a amené jusqu'au rond point Pompidou que nous avons alors bloqué.
Bizarrement, les forces de l'ordre étaient là, prêts à nous déloger.
Les Lycéens ont alors fait front pour manifester leur refus de cette réforme et rejeter l'utilisation de la force.
Les Forces de l'ordre ayant subi quelques jets de pierre auraient alors lancé les lacrymos.
Les pompiers sont venus protéger les jeunes avec plusieurs parents et syndiqués. L'un des pompiers qui s'est retrouvé au sol a même
été "gazé" par la police...
La majorité des militants CFDT, et d'autres ont cessé la manif' et se sont dispersés là où leur soutien aurait été le bienvenu.
Nous avons alors décidé de partir vers Carrefour à l'ouest de Vannes pour en bloquer les entrées.
Arrivés sur place, un mouvement spontané de manifestants indépendants et de lycéens ont dirigé le groupe vers la voix express
que nous avons bloquée pendant près d'une heure...
Les forces de l'ordre n'ont bien sûr pas apprécié et nous ont retrouvé sur place. Là, il a été négocié avec eux que nous défilions jusqu'à la sortie vers le centre-ville
pour aller jusqu'à la préfecture.
Nous leur avons sagement, honnêtement et surtout pacifiquement obéi.
Arrivés devant la sortie de voix express vers le centre-ville et le rond point Pompidou, les forces de l'ordre nous ont chargé gratuitement sans aucune raison !!!
Nous étions raisonnables et on encadrait les jeunes pour éviter les débordements.
On s'est pris des lacrymos, une pluie de lacrymos !!! Les jeunes que j'empéchais pacifiquement de rétorquer et balancer des pierres m'ont interpellé pour me dire:
"C'est dégueulasse ! Ils sont censés nous protéger, non ? On leur a rien fait !"
Ô combien ils ont raison !!! On n'a rien fait de violent, de répréhensible qui puisse justifier ces tirs de lacrymos.
Je leur ai fait face juste pour leur dire qu'on maitrisait la situation et qu'on leur obéissait, en réponse, ils nous ont balancé leurs lacrymos !!!
Et ca aussi il faut le dire, c'est comme ça que ça s'est passé !
Comment alors ne pas être remonté contre ce gouvernement pourri qui tire sur de innocents pacifistes !
On se bat aussi pour leur retraite à eux, non ?
Même un élu local, le maire de Ploeren a morflé et subi les lacrymos !!!
Quelle belle république démocratique nous avons là !!!
Et les médias veulent continuer à faire croire qu'il y a des casseurs et que les lycéens sont violents et ne comprennent rien,
comme les Français dans la rue d'ailleurs ! Fillon, Sarko, Woerth continuent à penser que la réforme n'est pas bien comprise!
Les médias ne cessent de nous casser et discréditent le mouvement.
On veut maintenant retourner l'opinion publique contre les manifestants et les grèvistes.
Merci encore aux médias !!! Ils ne disent pas tout et ce douloureux épisode à Vannes aujourd'hui doit être rapporté dans les médias aussi !
Je ne connaissais pas ce que c'était de se prendre une lacrymo, je sais maintenant ce que ça fait...
Ils comptent nous casser tous comme ça ???
Des casseurs anonymes, il y en a certes dans certaines manifestations à Lyon ou Paris.
A Vannes, ville bourgeoise et tranquille de retraités, ce n'est pas e cas.
Ou plutôt si! Les casseurs ici, ce sont les forces de l'ordre ! Honte à eux !
JF de Force Ouvrière Lycées et collèges 56
Retour de manif
Il faudrait, certainement, réfléchir au comment être un peu moins prévisibles . Ceci afin d'éviter le face à face policier inutile et périlleux pour certains des participants peu aguerris. Il est flagrant que des débordements étaient désirés et suscités par le pouvoir local ; il n'y en pas eu, c'est heureux.
Maintenant, ou bien, après le vote au Sénat, la pression retombe... ou pas et nous sommes attendus pour continuer la mobilisation... Sous quelle(s) forme(s) ?
Nous sommes avertis qu'une partie des organisations se retire et savons que la protestation ( majoritaire !) est au-delà du problèmes des retraites... Avons-nous (Resistance56) à proposer des perspectives ?
Ce site, peut-il être le lieu de d'échanges, de réflexion et d'initiatives ? Sinon, où tenir l'agora citoyenne (si, comme il est prévisible, les AG du Palais des Arts s'étiolent dans le temps) ?
Blocage voie express
http://www.liberennes.fr/libe/2010/10/manifestations-violences-%C3%A0-vannes-et-lorient.html
Pourquoi le gouvernement va tomber
Pourquoi le gouvernement va tomber !
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/pourquoi-le-gouvernement-va-tomber-83033?debut_forums=100
La retraite pour les nuls.
Petit problème d'arithmétique élémentaire:
D’un côté : Sarkozy, Fillon, Woerth, les parlementaires UMP, le MEDEF et pas mal d’éditorialistes qui affirment que, pour des raisons démographiques, il ne sera bientôt plus possible de financer les retraites par répartition.
De l’autre côté : des ingénieurs, des syndicalistes, des artisans, des agriculteurs, des commerçants, des ouvriers, des économistes, des étudiants, des lycéens qui, après calcul, affirment qu’il ne sera pas très difficile de financer les retraites par répartition, même dans 40 ans.
Qui a raison ? Qui a tort ? Les calculs sont-il compliqués ? Des professeurs de mathématiques ont voulu en avoir le cœur net. Ils ont soumis la question, sous la forme d’un problème d’arithmétique, à un millier
d’élèves de classes de 6ème.
Ils sont partis des données incontestables suivantes :
- au cours des 40 dernières années, avec une croissance annuelle moyenne de 2%, le PIB est passé de 1000 à 2000 milliards d’euros
- au cours des 40 ans prochaines années, le nombre de personnes de plus de 60 ans va en gros doubler
- dans l’hypothèse où, sur les 40 prochaines années, la croissance serait seulement de 1% en moyenne annuelle (le gouvernement promet 2% et plus, afin de faire reculer le chômage), le PIB passerait de 2000 milliards en 2010 à 3000 milliards en 2050.
Les professeurs ont convenu que les 2000 milliards seraient représentés par un gâteau de 2000 grammes et les 3000 milliards par un gâteau de 3000 grammes.
Ils ont soumis l’énoncé suivant aux élèves :
« En 2010, dix salariés produisent un gâteau de 2000 grammes, à partager avec 4 retraités. En 2050, dix salariés produiront un gâteau de 3000 grammes à partager avec 8 retraités.
Calculer le poids de la part de gâteau de chaque personne, en 2010 et en 2050. La part de chacun en 2050 sera-telle plus petite qu’en 2010 ? »
99 % des 1000 élèves ont répondu :
- en 2010, la part de chacun est de 143 g (2000 : 14)
- en 2050, la part de chacun sera de 167 g (3000 : 18)
- en 2050 la part de chacun aura donc augmenté par rapport à 2010
Aucun élève de 6ème n’a donc trouvé le même résultat que Sarkozy, Fillon et Woerth au problème de partage du gâteau !
Profitant du débat « Quel avenir pour les retraites ? », entre Xavier Bertrand et Bernard Thibault à Lyon le 25 septembre 2010, quelques-uns de ces professeurs ont demandé à Xavier Bertrand si les résultats trouvés par les 1000 élèves étaient justes ou erronés.
Le secrétaire général de l’UMP a reconnu que les résultats trouvés par les élèves de 6ème étaient justes, mais que l’énoncé du problème aurait dû préciser que dans les 40 années à venir, une partie de l’accroissement des richesses devra être consacrée à l’augmentation des dépenses de santé et à
celles liées à la dépendance (le 5ème risque).
Nous avons donc refait les calculs, en réservant sur le gâteau de 2050 : 100 milliards de plus pour la santé et 100 milliards pour la dépendance.
Donc, comme si le gâteau de 2050 ne pesait plus que 2800 grammes.
Résultats du nouveau calcul :- en 2010, la part de chacun est de 143 g (2000 : 14)
- en 2050, la part de chacun sera de 155 g (2800 : 18)
- en 2050 la part de chacun aura toujours augmenté par rapport à 2010 !
Les explications du secrétaire général de l’UMP n’étant toujours pas satisfaisantes, nous invitons tous les citoyens à réfléchir à la question suivante : « A votre avis, pourquoi Sarkozy, Fillon, Woerth, Copé, Bertrand et les parlementaires UMP font semblant de ne pas savoir calculer ? ».
Thierry.
18 oct. 2010
Défense des retraites
Vidéo surveillance.
Nos chers députés, si prompts à nous expliquer que le projet de réforme des retraites est incontournable, ont en revanche une sacré pudeur lorsqu'il s'agit d'envisager leur propre régime spécial: 22.5 années de cotisation pour une retraite à taux plein ( soit 5 000 € / mois ). A preuve, cet amendement proposé le 3 septembre:
http://www.assemblee-nationale.fr/13/amendements/2770/277000249.asp
Cet amendement n'a pas fait l'objet d'un scrutin public (vote individuel enregistré) mais d'un vote à main levée.
Il a été défendu dans l'hémicycle par François de Rugy. Il a été le seul à voter pour au nom des députés Verts ! Les députés UMP ont voté contre et les députés socialistes et communistes n'ont pas souhaité prendre part au vote...
La vidéo:
http://www.dailymotion.com/video/xf8er6_comment-l-ump-refuse-la-reforme-des_news?start=1#from=embed
Thierry.
Rejoins le Piquet Volant !
La grève générale, oui, on peut l’organiser.
Rejoins le Piquet Volant !
Pour faire reculer le gouvernement Sarkozy et le patronat, chacun sait que le dialogue et les manifestations ne suffisent pas. Les riches qui dirigent la société ont un portefeuille à la place du cœur. Pour qu’ils entendent nos revendications, jusqu’à preuve du contraire, il a toujours fallut qu’ils perdent de l’argent.
Dans de nombreuses entreprises, des salariés qui ont osé se syndiquer et relever la tête sont poussés à la démission par le harcèlement. Beaucoup de salariés dans les petites entreprises sont isolés et subissent de telles pressions qu’ils n’osent pas se mettre en grève par peur des représailles.
Le piquet volant vient alors bloquer leur entreprise pour exiger sa fermeture et leur permettre de ne plus être seuls face à leur patron. Le piquet volant est complémentaire de la grève et permet de toucher des secteurs peu ou pas syndiquées.
(....)
-- > La suite Piquet volant - Mode d'emploi
Aidons Brice Hortefeux
.... et invitons tous les participants à la manifestation de demain à venir déposer leur "empreinte génitale " à l'hôtel de police de Vannes, avant de continuer vers d'autres objectifs !
Thierry.
Pour la manif de Vannes du 19 octobre 2010
RESISTANCE 56
Collectif de lutte contre la réforme des retraites regroupant des syndiqués (CGT, FO , FSU, Solidaires, UNSA) et des non-syndiqués.
MANIF PROMENADE, ÇA SUFFIT !
Face à la violence de l'Etat, résistons pacifiquement et avec détermination. Soyez vigilants et mobilisons-nous pour des actions plus efficaces.
Ne pas jeter ce tract sur la voie publique, le faire circuler. resistance56.blogspot.com soutenue par l'Union départementale Force Ouvrière et Solidaires 56

Texte de Gérard Filoche
[ (Lanig) : Donc, voici le lien vers le texte original ]
MERCI ...
MERCI et BRAVO à vous d'être entrés dans la bataille contre la Contre-réforme des retraites.
En haut lieu, la plus grosse crainte est la solidarité inter-génération ; c'est pourquoi toute cette propagande contre vous : "ils sont manipulés, moutons ...etc"
Pourtant, tous devraient se réjouir, puisqu'avant, on vous disait individualistes, obsédés par internet, l'apparence et la pub, or dans la rue et devant vos Lycées , on vous découvre autrement : SOLIDAIRES ...
Moi, je vois une jeunesse magnifique dans la solidarité : belle et rebelle, naturelle, libre, qui sait user des nouveaux moyens de connexion pour avancer dans la Lutte...(beaucoup plus naturellement que vos ainés ;-) ) Même les suiveurs (si suiveurs il y a ?) ne peuvent que faire grandir leur conscience.
Et puis, vous avez tous pigé le principe des vases communicants : si les vieux bossent tard, inévitablement ils encombrent le marché du travail .
Vous avez compris aussi le caractère philosophique de cette Contre-réforme : nous ne venons pas sur la terre pour bosser encore en mauvaise santé.
Il y a quelques années, une large étude révélait que les personnes les plus heureuses étaient les 60, 70 ans... Personne n'a insisté sur le fait que cette période correspondait à la période de la retraite, période légère où on doit disposer d'un salaire, de temps pour les autres ( Assos, famille, petit enfants), de temps pour les loisirs, voyages etc. Une période de contribution économique, d'autant plus grande si le retraité n'est pas patraque.
Vous avez compris que la mesure phare de la régression sociale Sarkoziste vous concernait et que contrairement à leurs mensonges serait la plus dure d'Europe, d'autant qu'elle fait partie de tout un ensemble régressif (et ce n'est pas fini : à venir Sécu ...etc) dont la démocratie qui se barre en vrac.
Vous devez dans ce contexte lire davantage je suppose, et vous rendre compte à quel point les médias sont souvent porte-parole du Pouvoir. Quant à la télévision, elle use souvent d'une propagande honteuse pour contrer l'opinion qui nous soutient , via la queue leu leu des ministres pour vous démolir, ainsi que ce mouvement social contestataire si justifié.
Nous sommes la 5ème puissance économique mondiale et avons largement les moyens, en partageant plus équitablement les richesses, de continuer la Retraite par répartition (en augmentant les salaires) et en accentuant légèrement le % prélevé au PIB.
Votre conscience politique grandit chaque jour en ce moment, ce qui n'est pas pour plaire aux gouvernants qui rêvent d'une jeunesse et d'un Peuple soumis et docile. Maintenant, il ne reste qu'à souhaiter que tous les étudiants se réveillent autant que vous et prennent le relais pendant les vacances.
Merci encore de continuer pacifiquement jusqu'au bout...
Insurgé(e)
Un visuel ?
Déclinable en formats divers (10x15 au A3).... Traçable manuellement ....
En passant ...
mais celui qui ne combat pas a déjà perdu.
Bertolt Brecht
17 oct. 2010
Grève mode d’emploi
Tout salarié a le droit de faire grève : petite ou grande entreprise, avec ou sans syndicat.
Il n’est pas obligatoire de prévenir son patron, aucun délai n’existe (sauf pour la fonction publique, les entreprises – de transport, par exemple - soumises au dépôt d’un préavis).
Pour ce qui est de la retraite, l’enjeu est de taille. Il ne faut que personne ne manque à l’appel.
Comment et pourquoi faire la grève ?
La grève, c’est quoi ?
Jusqu’en 1864, la grève était strictement interdite, et constituait un délit pénalement sanctionné. Après cette date, les sanctions pénales furent supprimées, mais ce n’est qu’après la Libération, en 1946, que le droit de grève fut reconnu.
Inscrit à l’article 7 du préambule de la constitution de 1946, lui même référencé dans la constitution de 58, sous laquelle nous vivons toujours, c’est un droit constitutionnel.
La cour de cassation l’a définie comme “la cessation collective et concertée du travail” (cass soc 17 janvier 1968). Pour une fois, une définition simple et claire !
Dans la tradition du monde du travail la grève est un rappel de la place centrale qu’occupe le travailleur. Sans travailleur pas d’entreprise, pas de service...La grève est là pour rappeler à ceux qui l’oublient trop souvent : les salariés sont au coeur de l’entreprise, il ne faut pas les négliger !
Dans quel cas est il légitime de faire grève ?
“La grève est moralement légitime quant elle se présente comme un recours inévitable, sinon nécessaire, en vue d’un bénéfice proportionné ; elle devient moralement inacceptable lorsqu’elle s’accompagne de violences ou encore si on lui assigne des objectifs non directement liés aux conditions de travail ou contraires au bien commun.” CEC Art 2435
Qui peut faire grève ?
Tout salarié, mais en respectant certaines conditions.
On ne peut donc pas décider tout seul d’une cessation individuelle de travail, ce qui ne constituerait pas une grêve. Ce serait trop facile !
En revanche, lorsqu’une personne, même toute seule dans son entreprise, entend s’associer à une grève nationale (cass soc. 29 mai 1979), et décide en conséquence d’un arrêt du travail, il n’y a pas de problème.
Voici ce que dit le Droit : Tout salarié peut s’associer à un mouvement de grève, même si aucune revendication particulière à l’entreprise n’a été formulée et même si le salarié est seul à suivre ce mot d’ordre dans l’entreprise. (Cass. Soc. 29 mai 1979 – N° 7840-553.)
Je ne suis pas syndiqué, puis-je faire grève ?
Oui, sans problème.
Que vous soyez syndiqué ou non n’a aucune importance : en vous référant au mot d’ordre de grève nationale déposé par les syndicats . Que vous soyez salarié du secteur public ou du secteur privé, vous êtes couvert ! (pour le public attention au délai de préavis, contacter et secouer le délégué syndical s’il le faut !)
Faut-il faire signer des documents avant ?
Non, aucun document écrit ne peut être exigé de la part de l’employeur.
Votre employeur ne peut vous réclamer aucune déclaration, formulaire, ou document écrit quelconque.
Dans le secteur privé, il n’y a aucune obligation légale de prévenir votre employeur. Il reste toutefois courtois de le faire, et nous vous le recommandons. Cela permettra à votre employeur de prendre ses dispositions pour s’organiser en conséquence.
Attention, ce n’est pas pareil dans le secteur public ! L’employeur doit être informé dans les délais prévus (cela s’appelle le délai de prévenance). Consultez votre DRH, votre délégué du personnel, ou secouez votre section syndicale préférée !
Est-ce que je peux être sanctionné pour grève ?
Non !
Aucune sanction ne peut vous être appliquée pour ce motif. Si vous êtes sanctionné d’une façon ou d’une autre, appelez les délégués syndicaux, ils connaissent le droit et vous défendront devant les prud’hommes !
Pour mon salaire, cela se passe comment ?
Dans le cas normal, l’employeur peut retenir sur le salaire de la personne en grève la fraction de salaire correspondant à la durée pendant laquelle le salarié est en grève.
Aucune autre retenue ne peut être appliquée.
En clair, si vous faites grève pendant un jour, vous risquez au maximum une retenue de salaire d’un montant correspondant à 1/30° de votre salaire mensuel. Évidemment c’est un sacrifice mais imaginez le manque à gagner que cette journée non-travaillée implique pour votre patron ! Plusieurs dizaines de salariés en grève et c’est un véritable problème !
Bon à savoir
La grève ne rompt pas le contrat de travail, mais elle le suspend. Le gréviste garde sa qualité d’assuré social. L’employeur ne peut pas réclamer devant les tribunaux des dommages et intérêts pour les préjudices que lui a causés une grève.
Mon employeur peut-il m’interdire de faire grève ?
Non, il ne le peut pas.
(attention toutefois à respecter les procédures prévues, en particulier le délai de prévenance qui s’applique au secteur public) Si il y a un quelconque problème, appelez les syndicalistes de votre brancche, ils vous défendront devant les prud’hommes !
Mon employeur peut-il m’interdire de poser un jour de RTT, ou un jour de congé les jours de grève ?
Oui, mais uniquement pour motif impératif de service, tout comme un jour de congé normal ou une RTT normale.
Suite à la loi 2004-626 du 30 juin 2004, et en fonction des accords passés dans votre entreprise, le lundi de Pentecôte peut être désigné comme journée dite “de solidarité”. Dans ce cas, l’application de la loi conduira votre entreprise ou votre administration à être ouverte le 16 mai.
Mais il n’est fait nulle obligation aux salariés salarié d’être spécifiquement présent les jours de grève dans son entreprise : tout salarié peut poser un jour de congé, un jour de RTT, un jour de repos compensateur ou de récupération, ou aussi ... être malade !
Les modalités qui s’appliquent sont celles du régime général : vous devez poser votre demande dans les délais habituels à votre entreprise, et votre employeur ne peut vous refuser votre congé que pour les motifs qui s’appliquent habituellement, c’est à dire principalement le sous-effectif du service, ou la désorganisation du service qui s’ensuivrait.
Tout autre motif que ces motifs généraux constituerait un abus de pouvoir pour lequel vous seriez à même de saisir les prud’hommes.
De : (pas de nom)
Le « Guide du manifestant arrêté »
mis à jour (décembre 2009)
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
édité par le Syndicat de la Magistrature et
Consultable et téléchargeable sur :
www.guidedumanifestant.org
Juste en cas ....
========================================================
Communiqués de presse, publié le 1er janvier 2010,
mis à jour le 27 février 2010
Edité pour la première fois en avril 2005 par le Syndicat de la magistrature, le « Guide du manifestant arrêté » a été mis à jour, enrichi, illustré et mis en ligne en décembre 2009, dans un contexte de pénalisation active de toutes les formes de mobilisation.
Pour tout savoir sur vos droits si vous êtes
* contrôlé
* arrêté
* accusé
* jugé en comparution immédiate
* fiché
Rendez-vous sur www.guidedumanifestant.org
(document consultable sur le site et téléchargeable).
Thierry.
16 oct. 2010
A Lorient, c'est le congrès des Maires du Morbihan qui a été investi par des manifestants ! Sur les images, remarquez l'attitude des élus !!
http://videos.letelegramme.com/player.php?sig=iLyROoafZImi&overlay=1&rub=0
Rendez-vous rond-point Pompidou à Vannes lundi matin à partir de 7 h 00.
Thierry.
Pourquoi "Résistance56" ?
Je propose, qu'à partir de notre nom collectif " Resistance56", nous adoptions (pour l'extérieur, au moins) une référence commune au "Programme du Conseil national de la Résistance" qui énonçait :
- "Une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours"
- "Un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État ;
- La possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction
- Etc..."
Le texte complet est accessible ici : Programme du CNR.
Je propose que ce soit notre plus petit dénominateur commun : Tactiquement,apparaître comme des défenseurs de "la République sociale" en danger.
Et, déclarer que l'on se bat contre ça :
« Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d'importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme... A y regarder de plus près, on constate qu'il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C'est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance !. »
Et si... ?
Toutes ces mesures ont été prises sans réflexion, sans mesurer les risques, sans remises en cause"
Mobilisation à Questembert
Pour un plus juste partage des richesses...nous ne paierons pas leur crise!




