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15 nov. 2010

Les bonnes idées du Medef pour remettre jeunes et vieux au travail

La réforme des retraites à peine digérée, une nouvelle offensive se prépare sur l’emploi des jeunes et des seniors. Le Medef vient de publier un rapport de l’Institut Montaigne qui liste 15 propositions pour en finir avec la « rigidité inadaptée » des CDI ou du droit du travail. Un rapport qui passe sous silence la question cruciale de la répartition des richesses. Selon le think tank d’inspiration néo-libérale, si les jeunes souffrent particulièrement du chômage et des inégalités, c’est la faute aux principes de solidarité mis en œuvre après 1945. Décryptage.

Le Conseil constitutionnel vient tout juste de rendre un avis favorable sur la loi allongeant l’âge de départ à la retraite, et le mouvement de révolte sociale s’est à peine attiédi, que le Medef repart tranquillement à l’assaut du « pacte de solidarité » hérité de 1945. L’organisation patronale a discrètement mis en ligne, le 26 octobre, un rapport de l’Institut Montaigne avançant « 15 propositions pour l’emploi des jeunes et des seniors ». L’Institut Montaigne ? C’est un laboratoire d’idées créé en 2000 par Claude Bébéar, ancien PDG d’Axa. Ce « think tank » se déclare « dépourvu de toute attache partisane ». Mais il est financé par quatre-vingt grandes entreprises, parmi lesquelles Areva, Barclays, BNP-Paribas, Bolloré, Bouygues, Dassault, Ernst & Young, LVMH, Sanofi-Aventis, SFR, Total, Vinci, Veolia... Des structures absolument pas « partisanes » et qui se gardent bien d’exercer une quelconque influence sur les politiques et le sens de l’intérêt général.

Que trouve-t-on dans ce rapport ? Le constat peut être globalement partagé. Le taux d’emploi des jeunes de moins de 25 ans et des plus de 55 ans demeure, en France, désespérément bas. Les jeunes connaissent une précarité « alarmante ». Près d’un sur cinq vit sous le seuil de pauvreté. Un sur trois décroche un premier job après plus de deux ans et demi d’interminables recherches. Les possibilités d’accès à la formation professionnelle pour les plus de 40 ans sont méconnues et très largement insuffisantes. Au cours d’une carrière, le « plafond de verre » est quasiment incassable pour qui n’a pas eu la chance, ni les moyens, d’intégrer le système très français des grandes écoles. « Le fossé générationnel s’est désormais creusé entre les « Baby-boomers », qui bénéficient d’une des retraites les plus longues du monde, et la « génération chômage » née dans les années 1980 », assène l’Institut Montaigne. C’est indéniable.

Du passé faisons table rase

Mais qui est donc responsable de ce déprimant tableau ? Les grandes entreprises qui, d’un côté, recourent abusivement aux stages, et de l’autre se débarrassent de leurs salariés de plus de 55 ans à la moindre occasion ? Non. Les exonérations sociales et fiscales – 172 milliards d’euros en 2010 ! – dont les sociétés du CAC 40 usent et abusent sans créer d’emplois (et au détriment des PME qui, elles, ont créé des emplois malgré la crise) [1] ? Non plus. Les discriminations que subissent les jeunes, diplômés ou non, issus de nombreux quartiers populaires ? Pas du tout. La quasi absence de représentativité des nouvelles générations au sein des instances démocratiques nationales (seuls 4% des députés français ont moins de 40 ans…) ? Aucunement.

Le coupable, c’est le « pacte de solidarité » mis en œuvre au sortir de la Seconde Guerre mondiale. À savoir : la Sécurité sociale, l’assurance chômage, la retraite par répartition, la semaine des 40h, la création du salaire minimum, une certaine forme de démocratie sociale… Tout cela ne doit pas être rénové, amélioré, rendu plus juste. Pour l’Institut Montaigne, ce pacte « non seulement ne contribue plus à assurer la cohésion sociale mais il la menace. Dangereusement. » Plusieurs obstacles hérités de cette époque révolue et entravant l’emploi doivent donc être levés. Et ils sont nombreux.

Transformer les CDI en CDD

Le sacro-saint CDI d’abord. Pour de nombreuses personnes, il est synonyme d’un minimum de stabilité et de garantie dans ce monde dérégulé. Un jeune qui décroche le sésame peut enfin se projeter au-delà de quelques mois, envisager de chercher un logement par exemple, ou rêver à quelques projets personnels. Pour l’Institut Montaigne, le CDI est au contraire synonyme de « rigidité inadaptée ». Il est donc proposé de le rendre plus « flexible » (proposition n°9). En gros, d’en faire un CDD – ce dernier serait supprimé – sans la prime de précarité. Ce contrat plus flexible permettra aux employeurs de changer unilatéralement la nature du poste, les fonctions, la rémunération ou encore le temps de travail. L’entreprise pourrait ainsi congédier un salarié à l’issue d’une mission soi-disant indéterminée… Et ce, sans contrepartie financière.

« Actuellement, il n’est pas possible de rompre un CDI pour un motif autre qu’économique », déplore l’Institut. Qu’on le rassure, c’est tout à fait réalisable, encore faut-il payer les indemnités légales prévues par le Code du travail ou la Convention collective. Autant d’horreurs, aux yeux des auteurs du rapport, qui menacent la cohésion sociale : « La France s’illustre par un droit du travail particulièrement contraignant, qui crée des effets de seuil sécurisant pour ceux qui sont du bon côté de la barrière ». Conclusion : faisons passer tout le monde du mauvais côté au nom de l’équité.

Côté salaires, les experts de l’Institut Montaigne n’estiment pas « qu’il serait juste de baisser le salaire fixe ». Ouf ! On est presque rassuré. Mais le répit est de courte durée : « La hausse continue des salaires tout au long de la carrière professionnelle », à cause de l’ancienneté, est un frein à « l’attractivité des seniors ». À défaut de baisser les salaires, comment ne pas les augmenter ? Très simple. Il est proposé de généraliser, pour « les postes de management », les rémunérations variables qui viendraient compléter un salaire fixe (proposition n°6). On appelle ça des primes individuelles, dont le fonctionnement est souvent discrétionnaire. Et on sait les conséquences néfastes que peuvent provoquer ces primes individualisées uniquement fixées en fonction d’objectifs quantitatifs, dans les centres d’appel par exemple : baisse de la qualité au profit de la quantité, ventes forcées ou abusives, mise en compétition permanente des équipes, soumission au supérieur hiérarchique, stress, mal-être... Généraliser ce système, ça promet !

44 ans de cotisations

C’est loin d’être tout. L’institut demande la suppression pure et simple de l’âge légal de départ à la retraite (proposition n°14). Et l’allongement à 44 ans, d’ici 2020, de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein (actuellement fixée à 41 ans à partir de 2012). Le rapport préconise également que le malus – la décote - appliqué aux pensions des salariés qui n’auraient pas assez cotisé, soit alourdi, passant à 7% par an. Actuellement, la perte est de 1,25 % à 2,5 % par année de cotisation manquante (ce qui en fait déjà l’une des décotes les plus fortes d’Europe). Bref, pour le laboratoire d’idées, « choisir le moment de sortie de la vie professionnelle selon ses besoins et selon ses moyens », cela signifie travailler 44 ans en CDD permanent avec des salaires très variables.

Car la retraite, comme les études, sont considérées comme des temps morts. Le think-tank suggère de développer « l’employabilité tout au long de la vie ». Le travail en alternance et l’apprentissage doivent se généraliser dans l’enseignement secondaire et supérieur (propositions n°1 et 2). Histoire que les étudiants apprennent davantage de compétences utiles pour les actionnaires, plutôt que des savoirs pas vraiment rentables à court terme, et susceptibles d’aiguiser l’esprit critique.

Les élèves apprentis seraient payés avec « de vrais salaires à temps partiel » sans que l’on sache ce qui, pour les chercheurs de l’institut, constitue un « vrai salaire » (un Smic ? Un salaire de directeur de l’Institut Montaigne ?). En parallèle, la taxe d’apprentissage payée par les entreprises doit être supprimée, mais l’État est invité à verser une allocation de 300 euros par mois pour compléter les « vrais salaires » des élèves apprentis. Ou comment transformer 2,2 millions d’étudiants en main-d’œuvre à bas coût au nom de la lutte contre le chômage, et aux frais de l’État…

Les pesants silences de l’Institut Montaigne (et du Medef)

Les animateurs du laboratoire d’idées assurent utiliser une « méthode d’analyse et de recherche rigoureuse et critique ». Pourtant, leurs recherches passent plusieurs faits sous silence. Si le « pacte de solidarité » qui a assuré la prospérité de la France pendant un demi-siècle s’est, selon eux, transformé en lourde menace, ce serait principalement à cause de la démographie : « Tout le problème est ce que ce modèle se heurte aujourd’hui à une situation démographique radicalement différente de celle qui l’a vu naître », les « actifs » – 41% de la population – supportant « la double charge des études et des retraites ». Exit la question du partage des richesses.

Selon la Commission européenne et l’Insee, la part des salaires dans la valeur ajoutée – la richesse produite – des entreprises a considérablement baissé en trente ans [2]. Cela signifie un niveau de salaire moyen qui reste bas (moins de 1.500 euros nets pour les ouvriers et les employés) et des dizaines de milliers d’emplois non créés, au profit d’une meilleure rémunération du capital. Si les augmentations de salaire liées à l’ancienneté constituent un frein, ce n’est aucunement le cas d’une hausse continue des dividendes versés aux actionnaires (196 milliards d’euros de dividendes en 2007, contre 40 milliards en 1993). D’ailleurs, l’Institut Montaigne n’en parle pas. Dans les 110 pages du rapport, le mot « actionnaire » n’existe pas.

Autre silence : les dispositifs d’exonérations fiscales dont bénéficient – inégalement – les entreprises. « Au total, les dispositifs dérogatoires fiscaux et sociaux applicables aux entreprises, entendus au sens large, représentent plus de 172 milliards d’euros en 2010 », pointe le récent rapport du Conseil des prélèvements obligatoires. Soit dix-sept fois le déficit actuel des caisses de retraite ! Le nombre de ces dispositifs est passé de 44 en 2005 à 64 en 2010. Plusieurs d’entre eux sont censés avoir été mis en place pour favoriser, directement ou non, la création d’emploi. Étrangement, l’Institut Montaigne n’en tire aucun bilan.

Quand le travail se résume à l’employabilité

Plus étrange encore, plusieurs constats présents dans le rapport – et essentiels pour expliquer la situation actuelle – ne débouchent sur aucune proposition. L’institut déplore ainsi une certaine défiance des jeunes et des seniors à l’égard du travail. Les premiers n’en font pas leur priorité, les seconds font tout pour en sortir dès qu’ils en acquièrent le droit. « La détérioration sensible des conditions de travail, le manque de reconnaissance et de considération, la perte d’une ambiance sereine et conviviale engendrée notamment par la course à la rentabilité et à la performance, le stress physique et psychologique, enfin de fortes incitations à cesser l’activité professionnelle expliquent pour l’essentiel ce phénomène de sortie prématurée du monde du travail », détaille le rapport. Puis, plus rien. Comme si l’apprentissage, des contrats de travail plus flexibles et une durée de cotisations plus longue allaient résoudre ce problème pourtant central. Aucune remise en cause du fonctionnement des entreprises. On ne mord pas la main qui vous nourrit.

Pour les inspirateurs du Medef, cette aggravation du mal-être au travail est peut-être due, elle aussi, au « pacte de solidarité » de 1945. Ne serait-ce pas cette archaïque Sécurité sociale qui permet trop facilement aux salariés de se déclarer malade ou d’être victime d’un accident du travail, ce qui bloque indument un poste de travail ? Nous suggérons une 16ème proposition : supprimons la Sécurité sociale définitivement !

[1] Lire l’enquête à ce sujet publié dans Libération du 10 novembre 2010.

[2] De 74,2 % en 1982 à 65,8 % en 2006, soit un recul de 8,4 points, selon l’Insee. De 66,5 % en 1982 à 57,2 % en 2006, soit une baisse de 9,3 points, selon une étude de la Commission européenne.

Le rapport de l’Institut Montaigne est téléchargeable à cette adresse

À gauche poubelle, précaires rebelles

Exclus ? Perclus ? Forclus ! Travailleurs précaires, à temps partiels imposés, à horaires flexibles, à bas salaires, à Contrats à Durée Déterminée, intérimaires, saisonniers, vacataires, stagiaires, intermittents, retraités à faible revenu, étudiants et lycéens sans ressources : nous n’existons pas. Le gouvernement a décidé que nous n’existions pas. Il est plus facile de faire croire que le seul problème de la société française est « le sort dramatique des chômeurs de longue durée » dont on propage une vision misérabiliste, archaïque et pour tout dire folklorique, à coup de reportages sur l’Armée du Salut et de gros chiens qui regardent leur maître avec des yeux infiniment tristes. « De braves gens » qui occupent les ASSÉDIC « par désespoir » ou parce qu’ils sont « manipulés » par des forces obscures. À qui profite une telle image du mouvement des chômeurs et des précaires ? À tous ceux qui veulent croire que des mesures caritatives en viendront à bout, que la réponse à apporter à la crise de l’Etat-Providence est de faire mijoter de grosses marmites de soupe populaire et de distribuer des coupons-sports pour les vacances. L’État est dans son rôle lorsqu’il se drape du voile de la « solidarité nationale » : en bon capitaliste collectif, il cherche en toute logique à maintenir les profits et détruit des garanties salariales arrachées par des décennies de luttes.

La loi sur l’exclusion présentée au Parlement s’inscrit dans la lignée du projet de loi de cohésion sociale, jadis proposée par Juppé et consorts. C’est encore une fois de coercition sociale qu’il s’agit. La précarité généralisée est gérée par une pauvre loi pour les pauvres, une loi qui distribue quelques aumônes, subventionne les employeurs et vise à renforcer le contrôle des salariés précaires et chômeurs. Charité, assistanat aux patrons et contrôle social toujours plus raffiné sont les trois axes majeurs de cette loi. Elle n’est un progrès que pour les tenants du social-libéralisme européen prôné par Jospin, Blair, ou Schröder. Quant à ceux, associations humanitaires ou caritatives, qui la jugent simplement « insuffisante », ils ne font que défendre leur raison d’être : la gestion philanthropique et plus ou moins lucrative de la misère. Pour nous, elle est l’expression pernicieuse et brutale d’une idéologie du travail dont le capital s’est toujours servi comme d’une arme. Lorsque Jospin dit que la société doit être fondée sur le travail et le refus de l’assistance, cela signifie que les visites domiciliaires, les radiations, les convocations vont être multipliées. À la répression qui a frappé nombre d’actions collectives ces dernières semaines, il faut, pour les tenants de l’ordre social, adjoindre un renforcement du contrôle de tous ceux qui passent par le chômage. Telle est la réponse d’un gouvernement qui sait maintenant devoir compter avec un mouvement, avec des formes d’existence collective qui ne lui épargneront pas le conflit sur ces enjeux centraux relevant de la gestion de la vie par l’État.

Nous ne voulons plus entendre et encore moins laisser passer un discours de solidarité qui prend les pauvres comme alibi pour faire baisser les salaires et aggraver la précarité. Nous ne voulons pas d’une baisse du chômage qui passe par toujours plus de boulots sans intérêt, un développement vertigineux de l’intérim, des jobs sous-payés et la flexibilité contrainte. Inventons des formes d’autodéfense sociale à la mesure de l’oppression diffuse organisée par ces technocrates gauche caviardeuse et leur collaborateurs ex-soixante-huitards, experts en contrôle des mouvements sociaux.

Si chômeurs et RMIstes sont le plus souvent exclus du salaire direct et dépendent de diverses formes de salaire social (allocs, RMI, etc.) parce qu’ils ont un rapport fluctuant à l’emploi, ils sont résolument inclus dans la production de richesses : il n’y a aujourd’hui plus de frontière solide entre temps de travail et temps de vie, plus d’opposition possible entre salariés chômeurs et salariés précaires. Les chômeurs et les précaires qui se forment, utilisent et inventent mille machines productives, tous ceux-là ne reçoivent qu’une aumône misérable ou même carrément rien du tout en échange de leurs multiples implications dans une production de richesses qui ne se borne pas à la production de marchandises. Ils n’ont pas la chance de Lionel Jospin qui, lui, a bien eu droit à un salaire du Ministère des Affaires Étrangères de 1993 à 1997 alors qu’il était « en disponibilité ». Comme il l’a répondu à ses accusateurs le 20 mai 1998 à l’Assemblée Nationale, il a pu profiter de ces années « payé à ne rien faire » pour « agir et faire ». Curieusement, le Premier Ministre n’a pas songé à se définir alors comme « un assisté social » et a rejoint avec une spontanéité touchante les chômeurs, scolarisés et précaires qui réclament eux aussi la reconnaissance des formes de production hors-emploi dont ils sont les acteurs ; des moyens d’échapper à la pauvreté, de résister à la précarité de l’emploi, de mettre en œuvre de nouveaux projets, bref, qui exigent le salaire social qui leur est dû.

CARGO (Collectif d’Agitation pour un Revenu Garanti Optimal).

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CARGO en deux mots (1999)

Plein emploi jospinien : le turbin sans les talbins (septembre 1999)

Notre insertion contre la leur ! (1998)

Exploiter, atomiser, contrôler les invisibles (1997)

Nos amies les miettes, Interventions radiophoniques, échantillons : Dany le duck ; Sartre, Fernandel, Otis ; Cac et les 40 voleurs ; Indicatif AC ! rap ; INFO-G-M ; Lettre à Mr le Préfet (longue) ; Lettre à Mr le Préfet, chanson trash ; 12 Auto-dénonciations ; Visiteuse de la CAF

Nous sommes tous des inter-mutants du spectacle ! (1996)

Tous à la campagne ! (octobre 1996)

De la misère critique à la critique de la misère, ressassements pour un parcours possible

Prendre l’initiative pour un statut de salarié, revendiquer un revenu garanti ! (juin 1996)


Le choix de publier ce texte, issu d’un collectif des années 90 créée lors de la lutte victorieuse contre l’instauration d’un "contrat d’insertion professionnelle" (CIP), en mars 1994, participant à AC !, intervient au moment ou le "travailler plus" de la réforme des retraites a été l’occasion d’un mouvement social inédit qui a fait du blocage de l’économie sous diverses formes un outil de mise en cause pratique de la temporalité capitaliste (travail/contrôle).

On le sait, la gauche instituée a elle-aussi pour fonction de faire suer le burnou, d’organiser la mise au travail. N’est-ce pas elle qui en 1988 instaurait un RMI interdit aux moins de 25 ans ? N’est-ce pas Aubry, ex bras droit du patron du CNPF (l’organisation patronale qui a précédé le Medef), qui trouvait il y a quelques semaines naturel et logique que l’âge de la retraite à taux plein soit reculé "puisque la durée de vie augmente", sans rien dire de l’augmentation de la productivité, ni de celle de la richesse disponible ? N’est-ce pas Jospin qui a crée un COR (Comité d’orientation des retraites) destiné à légitimer la rationalité comptable qui préside à la "réforme" des retraites, et, par là, à l’organisation de la société des vainqueurs, de la réussite et du fric ? Un grand ami du socialisme, Séguala, le publicitaire de Mitterrand, ne nous a-t-il pas dit que réussir sa vie supposait d’égaler Sarkozy, c’est à dire de posséder au moins une Rollex ? Si cette gauche s’avisait aujourd’hui de continuer ce qu’elle a commencé à faire, courant après son électorat, en faisant mine d’appuyer des exigences sociales à l’occasion du conflit sur les retraites, elle aura à faire le bilan de son action en la matière et à clarifier ses positions.

Nous sommes en effet de nouveau à la veille d’une énième réforme de l’assurance-chômage. C’est par une telle réforme que la refondation sociale patronale à débuté en 2001, avant d’être suivie par la réforme des retraites et celle du chômage des intermittents, en 2003, avec l’appui de la CFDT.

C’est depuis plus de trois décennies que le chômage sert une politique de précarisation (la première réforme régressive des droits des chômeurs vient ponctuer, en 1979, une restructuration capitaliste entamée en 1973, sous le signe de "la crise", au sortir de 68).

La grève des chômeurs, le mouvement qui vient d’avoir lieu et dont les liens transversaux cherchent aujourd’hui à se prolonger, à durer (cf. la création d’une Maison de la grève à Rennes), pour être en mesure d’être offensifs, ont aujourd’hui à affronter cette épreuve. Il ne s’agit pas de se caler ou de dépendre du calendrier étatique mais bien de vérifier un accord, de constituer des forces afin de ne plus subir.

La manifestation du samedi 4 décembre à Paris, organisée à l’appel des mouvements de chômeurs des années 90, peut-être préparée par une série d’actions locales afin de la préserver d’un défaitisme et d’une propension victimaire dont le tract ci-dessus permet, pour partie, de découvrir les causes, et par là d’identifier la principale d’entre elles : la gangrène d’un travaillisme commun à diverses forces sociales et politiques par ailleurs "opposées".

Que mille collectifs fleurissent sur les décombres du plein emploi !

Intermittents - Assemblée Générale, lundi 15 novembre à 18h30 au Théâtre l’Échangeur.

Intermittence et précarité, conférence de presse avec Jean-Luc Godard, Bunker du festival de Cannes (2004)

14 nov. 2010

Dans l'avion bling bling , quelle invitée ?

La "ministre" des Retraites sacrifiées / Laurence Parisot ! (même si ce
n'est pas écrit dans ce texte humoristique et informatif ci-dessous)



Nicolas Sarkozy est arrivé en retard au sommet du G20. Le G20, ce n'est pas le point culminant des Pyrénées-Orientales, mais le point culminant des pays à pognon de la planète. Le G20 est un sommet qui se déplace. Cette année, le G20 était fixé à Séoul en Corée du Sud. Ce vendredi 12 novembre, à 8 heures 20 HS (Heure de Séoul), Air Farce One s'est posé en douceur en Corée du Sud. Nicolas Sarkozy inaugurait son nouveau jouet, l'Air Sarko One, un Airbus A330, une sorte de Versailles volant ayant coûté 180 millions d'Euros à l'État, que le Réveil des Marmottes appelle gentiment "Air Farce One". Mais voilà, notre SuperSarkoMan n'a pas sauvé le sommet du G20 qui s'est soldé par un super flop.

Nous, en Sarkozie, nous avons l'habitude, tout ce que Nicolas Sarkozy préside se solde par des flops. Il faudrait que les autres s'y habituent ! Nicolas Sarkozy est donc arrivé, agité et super-excité, à 8 heures 20 à Séoul ce vendredi 12 novembre mais personne n'a vu Carla Bruni. Franck Louvrier, le conseiller en communication de l'Élysée, n'en avait rien à cirer, il s'est bien amusé car l'Airbus A330 possède Internet, c'est formidable en temps de crise. On a eu beau fouiller la chambre à coucher -avec un lit biplace de 2 mètres sur 2,20 mètres s'il vous plaît-, la salle de bains, le vaste bureau, la salle de réunion, le centre médical, le centre de communication et les soutes antimissiles de l'Air Farce One, pas de Carla Bruni. La livraison de l'Air Farce One (ou Air Sarko One) a été faite le jour du sommet, de quoi impressionner les autres chefs d'État. Sabena Technics a mis deux ans pour transformer l'avion d'Air Caraïbes pour un coût de presque 180 millions d'�. En juillet, donc dans cette même période de crise, David Cameron, le premier ministre britannique, avait renoncé à affréter un avion et est allé à Washington sur British Airways en classe affaires. Mais la Sarkozie n'est pas le Royaume-Uni et peut s'offrir des petits luxes en rognant sur les retraites et le Social.

Car Nicolas Sarkozy ne peut plus décoller de l'aéroport militaire de Villacoublay, la piste est trop courte. Il s'envole d'Orly. L'A330 est pré-acheminé de la base militaire d'Evreux vers Orly, ce qui coûte encore quelques babioles. Toutefois, soulignons les économies notoires: En période de feuilleton de remaniement, Nicolas Sarkozy ne s'était entouré que de ses conseillers: Son conseiller diplomatique, son conseiller économique, son conseiller technique aux affaires politico-militaires, François Richier, Franck Louvrier, son aide de camp, son chef du protocole, son médecin, ses deux officiers de sécurité et un responsable des transmissions. Mais pas de Carla Bruni dans la liste. Peut-être dans la soute à bagages ? Non... Peut-être alors dans le Dassault Falcon 7X suivant l'Air Farce One ? Non plus. Elle est sûrement restée dans un donjon du Cap Nègre solidement attachée et gardée par les services secrets pour que Ben Laden de la kidnappe pas (1). Pour remédier à cette absence volontairement ignorée par les médias, Nicolas Sarkozy rentrera de Séoul dans son Air Sarko One avec la ministresse de l'économie, Christine Lagarde, suivi de son modeste Dassault Falcon 7X au cas où nos oiseaux devraient changer d'avion en cours de route.

Le président du FMI (Fonds Monétaire International), Dominique Strauss-Kahn, était bien au G20. Ségolène Royal a demandé à Nicolas Sarkozy de «sacrifier son avion de luxe» dont il ferait, selon elle, un usage privé. Le gouvernement et le ministère de la Défense ont nié bien entendu. L'entretien du jouet de Nicolas Sarkozy reviendra à 49 millions d'Euros par an et l'heure de vol à 20 000 Euros François Loncle, député PS, a demandé au secrétaire d�État aux Transports de lui communiquer un "détail des dépenses liées à ce nouvel avion" et une "comparaison financière chiffrée avec l'ancien appareil". L'Allemagne copierait-elle un peu trop la Sarkozie ? La Chancelière Angela Merkel renouvelle sa flotte gouvernementale mais elle a choisi des avions canadiens Bombardier et pas des avions de Dassault, ce qui va encore mettre Sarko en colère, il va nous piquer une sacrée crise, surtout s'il ne retrouve pas sa Carla Bruni en rentrant. Sarko prend donc la présidence du G20 jusqu'au prochain sommet les 3 et 4 novembre 2011 à Cannes. Nicolas Sarkozy veut donner l'exemple en matière d'économies. Ne riez pas, c'est vous qui payez.

Guerre économique

marie

13 nov. 2010

12 nov. 2010

RETRAITES : ça n’est pas fini !!




Depuis l’annonce et la promulgation de la loi, le nombre de personnes qui signent la pétition a explosé. La pétition militante '"appel pour un référendum sur la réforme des retraites", lancé le 11 octobre par l'hebdomadaire Politis, est en effet passé de quelque 9 000 signataires, enregistrés samedi 6 novembre, à 50 159 paraphes vendredi 12 novembre à midi.... Nous sommes aujourd’hui à 5 signatures par minutes !
Sur les retraites, il faut que la majorité - pas que celle du Parlement mais celle de la société française - décide.
Signez et à faites signer très largement cette pétition : appel pour un référendum !

L’appel pour un référendum en PDF

Bilan d'une bonne journée.


Ce jeudi 11 novembre, nous étions une trentaine au rendez-vous de 11h, tous de noir vêtus avec des masques blancs ( en hommage aux anonymes morts avant la Retraite, au travail ), à braver la pluie et le vent

4 lieux ont été ciblés, chacun ayant une symbolique particulière :

11h : Place des Droits de l'Homme (dans le quartier populaire de Ménimur, désert en cette journée pluvieuse). Discours, minute de silence et collage de l'affiche et du tract.

11h 30 : Devant les locaux d'Orange dans le centre ville huppé (tristement célèbre pour ses salariés suicidés) : collage, déploiement de la banderole du collectif, entretien et photo d'un journaliste de Ouest France invité pour l'occasion. ( La photo arrivera bientôt)

12h15 : Dans la galerie commerciale de l'hypermarché Carrefour (Zone commerciale impersonnelle de nos périphéries urbaines) : dénoncer le travail des esclaves de la grande distribution... Tous les magasins étaient ouverts à l'exception de la pharmacie... Défilé silencieux avec la banderole et distribution du tract aux travailleurs et nombreux clients. Réception plutôt positive des travailleurs du commerce et des clients.

13h15 : Devant l'usine Michelin, 1er site industriel de l'agglomération vannetaise (dans une zone industrielle périphérique impersonnelle).

Déploiement de la banderole à côté du bibendum décoré pour l'occasion de l'affiche et collage de l'affiche.

De Ronan

9 nov. 2010

11/11 Pas d'armistice pour les retraites.

A l'invitation de l'AG des AGs de Tours: 11/11 pas d'armistice pour les retraites


le mardi 9 novembre 2010, 22:04 - On lâche rien

L’anniversaire du 11 novembre 1918 nous invite à commémorer le premier grand massacre fratricide des travailleurs européens (ouvriers, paysans, artisans, instituteurs...) jetés soudainement les uns contre les autres, par des gouvernements aveugles et cyniques dans une guerre mondiale rendue déjà féroce avec le commerce des armements modernes. Nous n’oublions pas ces victimes, dont le premier fut le grand pacifiste socialiste Jean Jaurès, assassiné avant le massacre des tranchées.

Cette année 2010, alors qu’un gouvernement de combat au service des marchés financiers veut démolir les retraites conquises de hautes luttes, nous associons la mémoire des morts de toutes les guerre à celles des morts en temps de paix, sur le front du travail. C’est une invitation de l’Assemblée générale des Comités interprofessionnels, intersyndicaux et intersecteurs en lutte, réunie à Tours le 6 novembre.



Alors que les riches jouissent de la hausse de l’espérance de vie en bonne santé, il est urgent de rappeler que dans un grand pays développé comme la France, un demi-millier de salariés meurt chaque année au travail, bien avant l’âge de la retraite, et qu’un nombre identique meurt de « maladies professionnelles » telles que les cancers dus à l’amiante.

Ajoutons que chaque année les nombres d’accidents du trajet et de maladies professionnelles augmentent toujours plus, signes d’une précarité accentuée. Les incapacités permanentes après accident de travail dépassent 40 000 en France pour la seule année 2008, alors que les maladies professionnelles provoquant des incapacités permanentes sont 20 000 chaque année, un chiffre toujours en hausse. (Sources : statistiques de la Cognats/DRP / AT/MP / Données nationales).
Jeudi 11/11 à 11 heures

C’est la raison pour laquelle nous serons présents devant les monuments aux morts de 1914-1918 , jeudi 11 novembre à 11 heures, pour y déposer une gerbe, des fleurs, allumer une bougie, écrire le nom de défunts morts au travail, sceller une stèle commémorative de marbre gravée pour l’occasion (comme à Nantes).
Nous y inviterons la population et les familles des disparus.

Cette initiative inaugure le projet d’ouvrir maintenant un nouveau champ de lutte prolongée dans chaque ville et région, pour l’insoumission et la dénonciation des méfaits concrets du patronat, la logique du profit et contre les abus de pouvoir des hiérarchies dans les entreprises publiques et privées.

Renseignements pratiques (à vous d’agir...) :

Les rassemblements revendicatifs du 11 novembre sont annoncés par voie de presse locale à 11 heures devant le Monument aux morts.

Si la cérémonie officielle de 1914-1918 tombe à la même heure, attendre sur place qu’elle soit achevée. Inviter les chorales, prévoir une sono... Dans les villes où vous êtes isolés, vous pouvez faire le même geste personnel de votre propre initiative, éventuellement après avoir averti la presse locale, et pris une photo en souvenir. À l’issue de ces cérémonies, les Comités interprofessionnels de grève et de lutte contre la ’’réforme’’ des retraites proposeront sur place de partager un verre de l’amitié et de la solidarité.

copier / coller : mArie

Validation

Retraites : le Conseil constitutionnel valide la loi
mardi 9 novembre 2010

Le conseil constitutionnel a validé la réforme des retraites. Quoi d’étonnant, quand les nantis aident les nantis. Mais jusqu’a quand cela dura-t-il ????

de momo11


Le Conseil constitutionnel a validé mardi la réforme des retraites votée par le Parlement, ouvrant la voie à la promulgation de la loi, qui pourrait être publiée très rapidement au Journal officiel. Les Sages n’ont censuré que quelques articles ajoutés par "amendements relatifs à la réforme de la médecine du travail".

Nicolas Sarkozy a confirmé à plusieurs reprises qu’il promulguerait la loi sur la réforme des retraites une fois que le Conseil constitutionnel se serait prononcé.

Le Conseil constitutionnel a jugé "conformes à la Constitution" les articles contestés par les parlementaires socialistes, annoncent les Sages dans un communiqué. Cette décision concerne notamment les bornes d’âge, décalées de 60 à 62 ans et de 65 à 67 ans.

Seul bémol pour le gouvernement : l’invalidation de 13 articles relatifs à la réforme de la médecine du travail, à savoir les articles 63 à 75 du texte. Le Conseil constitutionnel a estimé que ces dispositions ajoutées au cours du débat parlementaire par voie d’amendement "n’avaient pas de lien avec le projet de loi initial", constituant donc des "cavaliers législatifs".

Les Sages ont donc déclaré ces articles "contraires à la Constitution", selon le communiqué. Cette décision signifie que si le gouvernement souhaite faire passer cette réforme de la médecine du travail, il devra rédiger un nouveau projet de loi spécifique.

Pour le reste, le Conseil constitutionnel a "jugé que la décision du président de l’Assemblée nationale d’interrompre les explications de vote n’a pas porté atteinte aux exigences de clarté et de sincérité du débat parlementaire", précise le communiqué.

En deuxième lieu, il a relevé que le législateur "n’a méconnu ni le principe d’égalité ni l’exigence constitutionnelle relative à une politique de solidarité nationale en faveur des travailleurs retraités".

En outre, les Sages ont "jugé que le report de 65 à 67 ans de la limite d’âge ouvrant droit à une pension sans décote n’est pas contraire au principe d’égalité entre les femmes et les hommes". AP

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20101109.FAP0739/retraites-le-conseil-constitutionnel-valide-la-loi.html



mArie

le compte rendu de l'AG du 8 nov

Le compte rendu du 8 nov est sur le site internet www.resistance56.tx.la .
Si des personnes rencontrent des difficultés sur le site n'hésitez pas à les signaler avec la rubrique contact.

Bonnes luttes
seb

8 nov. 2010

Siège UMP/ Vannes : admiré avec ses nouveaux slogans !



;- ) marie

Contre-réforme/ retraite de l'UMP : la plus dure d'Europe

Cliquer sur le titre

Comme nous l'avons dit ce midi, bp n'ont pas conscience que la Contre-Réforme des Retraites de l'UMP est la plus dure d'Europe,

Il est important d'insister sur ce fait et d'argumenter.

mArie

2 belles Actions qui donnent chaud au coeur ( surtout la soupe)

et qui peuvent nous inspirer ... (une soupe sur le Port pour commencer ? ;- )) mArie

Lundi 8 novembre 2010 1 08 /11 /2010 14:33

Récit action au Louvre

Dimanche 7 novembre au soir, à l'appel de Sud-culture, une trentaine de personnes s'étaient données rendez-vous pour s'inviter à un gueuleton offert par L'Oréal dans la cour carrée du Louvre.

Arrivé-e-s devant l'entrée, gardée par des vigiles et quelques flics, les manifestant-e-s ont courageusement forcé les trois barrières de sécurité. Une belle mêlée, malheureusement infructueuse, repoussée par les bleu-e-s ! Le petit groupe a alors décidé de rester à l'entrée pour accueillir comme il se doit les très nombreux bourgeois-e-s venant se régaler aux frais de la princesse. Pendant une heure et demie, les hôtes de Bettencourt ont dû franchir l'entrée du pince-fesses sous les huées des manifestant-e-s : «C'est vous les voleurs, c'est vous la racaille !», «Le patronat à la caisse pour payer les retraites», «L'Oréal racaille !»…

Infozone, 8 novembre 2010
Liste d'information pour la France sauvage.

Chambéry : Soupe populaire, deuxième service

À l’initiative du collectif unitaire interpro et citoyen de Chambéry, une deuxième soupe populaire à été partagée vendredi 5 novembre. Comme celle du 27 octobre, elle s’est suivie d’une manif aux flambeaux, et ça à toujours autant la classe… surtout quand on est 100 de plus !

En effet, malgré l’acharnement des médias à endormir les masses, malgré les grèves qui se font moins massives (mais qui deviennent tournantes !), et malgré le futur abandon de la lutte par la direction de la Cfdt, nous ne lâchons rien, et nous sommes encore un peu plus nombreux à nous rencontrer, à échanger, à construire et à bloquer.

Pour les prochaines, nous avons envie de changer de quartier, de quitter le centre-ville bourgeois pour nous poser dans des lieux moins centraux, mais toujours aussi riches en rencontres. La soupe populaire aura donc lieu une fois par semaine, et alternera centre-ville et quartiers de misère (Mérande, Chambéry-le-Haut et Biollay, par exemple).


Rencontre nationale à Tours

Cliquer sur le titre

En attendant un site de coordination, voici, un forum de discussion à ce sujet...

mArie

7 nov. 2010

Retraites, retraitement...



Cela me donne le tournis. 
Essayons d'y mettre un peu d'ordre.
C'est parce nous sommes opposés à la réforme des retraites que nous défilons dans les rues de Vannes. Mais c'est parce qu'ils dénoncent un danger radioactif que des militants antinucléaires refusent de battre en retraite et s'enchaînent à un convoi de déchets retraités.
Les allemands dénoncent un trop gros retraitement de saloperie nucléaire,
Nous nous plaignons de la trop petite retraite qui nous attend. et exigeons le  retrait d'une loi issue d'une connivence politique bi-polaire

Évitons, s'il vous plaît, de tout confondre.

6 nov. 2010

L'heure n'est pas à la résignation !

Nos mandatés ne sont pas encore rentrés, mais j'ai trouvé ce texte en attendant qu'ils nous livrent leurs précisions et leur bilan.
mArie

L’heure n’est pas à la résignation !
samedi 6 novembre 2010 (21h05)

Appel de la rencontre nationale de Tours du 6 novembre

Le 6 novembre à Tours se sont réuni-e-s les délégué-e-s mandaté-e-s ou observateurs/trices de 25 Assemblées Générales (AG) interprofessionnelles, AG de lutte, intersyndicales ouvertes à des non-syndiqué-e-s, collectifs, coordinations intersecteurs, etc..., de Laval, Le Havre, Angers, Béziers, Saint Etienne, Roanne, Chambéry, Nantes, Angoulême, Cognac, Bayonne, Chinon, Nîmes, Tours, Saint Denis, Rouen, Champigny, Paris-Est, Paris-Centre, Paris Ve/XIIIe, Paris XXe, Vannes, Lille, Grenoble et Nancy (sont excusées les villes de Aubenas, Agen, Brest, Rennes, Montpellier et Sarlat).

Les travailleur/se-s du public et du privé, les chômeur/se-s, les retraité-e-s, les lycéen-ne-s et les étudiant-e-s se sont mobilisé-e-s massivement par la grève, la manifestation et les actions de blocage pour le retrait de la réforme des retraites, avec le soutien de la majorité de la population. Pourtant, le pouvoir n’a répondu que par le mépris, la désinformation, la répression, l’atteinte au droit de grève, et il décide de passer en force.

La lutte contre la réforme des retraites arrive à un moment charnière. Alors que le gouvernement et la plupart des médias nous annoncent depuis des semaines la fin de la mobilisation, des actions de blocage et de solidarité sont menées dans tout le pays et les manifestations sont encore massives. Cette loi doit être abrogée. Nous refusons l’enterrement du mouvement après le vote de la loi.

La stratégie de l’intersyndicale a été un échec pour les travailleur/se-s. Mais l’heure n’est pas à la résignation : nous sommes résolu-e-s à continuer le combat. Dans de nombreuses localités, celles et ceux qui luttent, syndiqué-e-s de diverses organisations et non-syndiqué-e-s, se sont retrouvé-e-s dans des Assemblés générales et des collectifs pour réfléchir et agir ensemble : informer, soutenir les secteurs en lutte, étendre la grève reconductible, organiser des actions de blocage. Nous voulons que cette dynamique de l’auto-organisation et de l’action commune se pérennise, s’amplifie et se coordonne.

Ce mouvement s’inscrit dans une perspective plus large pour donner un coup d’arrêt à la politique du gouvernement et du patronat, qui préparent de nouvelles attaques, notamment sur l’assurance maladie. Nous restons convaincu-e-s que le seul moyen de gagner contre le gouvernement est le blocage de l’économie et la grève générale.

Nous appelons à faire front contre la répression qui frappe de plus en plus brutalement celles et ceux qui participent au mouvement social.

Nous avons tenu cette réunion nationale pour commencer à discuter entre nous, à nous coordonner et à mener des actions communes.

Nous appelons celles et ceux qui luttent à se réunir en Assemblées générales s’il n’y en a pas encore dans leur localité.

Nous appelons toutes les AG interprofessionnelles, AG de luttes, intersyndicales étendues aux non-syndiqué-e-s, etc., à participer à la prochaine rencontre nationale à Nantes le samedi 27 novembre 2010, en envoyant des délégué-e-s mandaté-e-s.

Nous invitons les organisations syndicales à envoyer des observateur/trice-s à cette rencontre.

Nous appelons aux actions suivantes, venant renforcer les actions de toute nature qui se déroulent quotidiennement :

une action symbolique le 11 novembre à 11h pour l’abrogation du projet de loi et en hommage aux morts au travail avant la retraite ;

une journée d’action de blocage économique le 15 novembre, pour laquelle nous appelons au soutien international ;

une action symbolique consistant à brûler le texte de loi le jour de sa promulgation.

— ensemblepourleretrait@gmail.com



samedi 6 novembre 2010

5 nov. 2010

Retraite

En castillan (espagnol) retraite se dit Jubilación.
Qui (serait-il président, ministre, député - sénateur, assureur... ou n'importe qui) aurait un quelconque droit à monnayer, brimer, limiter, contraindre ou différer
ma JUBILATION ?
hein ?
Faut pas pousser !

Pour qui qu'y m'prennent !

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